EXTRAITS DU DICTIONNAIRE DE L’ACADÉMIE.
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de l’étonnement : Hé quoi! 'vous iiêtes pas encore parti! — Il se répète dans la conversation familière,pour exprimer une sorte d’adhésion, etc. : Hé, hé, je ne dis pas non.
Hein. Interjection familière qui accompagne quelquefois une interrogation, ou une phrase qui exprimel’étonnement. (H s’aspire.) Voulez-vous, heinP Hein, que dites-vous là?
Hélas. Interjection de plainte. Hélas! ayez pitié de moi. — Il s’emploie fam. comme subst. Il fit degrands hélas.
Hem. Interjection dont on se sert pour appeler. ( H s’aspire. ) Hem, hem, venez çà.
Ho. Interjection qui sert pour appeler, ou pour marquer de letonnement ou de l’indignation. (H s’as-pire.) Ho! venez un peu ici. Ho! quel coup! Ho! que me dites-vous là! — Dans le second sens, il seconfond quelquefois avec Oh; le plus souveut on le redouble. Ho! ho ! vous le prenez par là! Ho! ho!vous faites bien l’entendu ! .
Holà. Interjection qui sert pour appeller. ( H s’aspire. ) Holà ho! Holà! qui est là ? —Adverb. Toutbeau, c’est assez. Holà ! ne faites pas tant de bruit. — Substant. invariable : fam. Mettre le holà,Faire cesser des gens qui se querellent.
Hom. Exclamation qui exprime le doute, la défiance. ( H s’aspire.) Hom ! il est encore bien jeune.
Las. Interjection plaintive. Hélas. Las ! que je souffre !
Malepeste . Interjection familière de surprise. Malepeste, que vous êtes difficile !
Oh. Interjection de surprise. Oh! quelle chute! Il sert aussi a donner au sens plus de force. Oh! je mevengerai. Oh! pour cela, non.
Ouais. Interjection familière de surprise. Ouais ! vous faites bien le fier.
Ouf. Interjection qui annonce une douleur subite, ou l’étouffement, l’oppression.
Sus. Interjection familière dont on se sert pour exhorter, pour exciter. Sus, mes amis, sus donc,levez-vous. Or sus, dites-nous...
Tarare. Interjection familière qui marque qu’on se moque de ce qu’on entend dire, ou qu’on ne Jecroit pas. Il a voulu me faire croire cela, mais tarare.
CHAPITRE XI.
DES PARTICULES.
Ou appelle ainsi de petits mots qui ne peuvent point être employés seuls et qui s’unissent à un radical (r)pour le modifier et former avec lui un seul mot.
A. Particule qui entre dans la composition de bien des mots pour marquer Tendance, rapprochement,addition, etc.; ne reçoit point l’accent, et détermine souvent le redoublement de la consonne qui suit :Aborder, apporter, etc. — Il sert quelquefois à marquer l’absence de quelque chose, comme 1*« privatifdes Grecs : Anomalie, Atonie, etc.
Anti. Préposition empruntée du grec, qui s’emploie dans plusieurs mots composés pour marquer Oppo-sition, contrariété: Antilaiteux , antiscorbutique, etc.—Il se joint aussi à plusieurs mots dans le sens dela préposition latine Antè, pour marquer antériorité de temps ou de lieu : Antidate, Antichambre, etc.Dans quelques mots composés, on a conservé la préposition latine : Antécédent, etc. On trouve dans ledictionnaire ceux des mots ainsi composés qui sont le plus en usage.
Arclû. Mot emprunté du grec, que l’on joint à d’autres, pour marquer La prééminence, la supériorité :Archichancelier, Archiduc, etc.; ou fanai!. Un grand excès delà chose dont on parle : Archifou , etc.,Extrêmement fou, etc.
Bis. Adverbe emprunté du latin, qui se joint à plusieurs mots pour marquer la réitération : Bisaïeul,Biscuit, etc.
Com. Particule qui est une altération de la préposition latine cum, servant à composer plusieurs mots,pour indiquer l’union ou l’adjonction d’une ou de plusieurs personnes, d’une ou de plusieurs choses:Commettre, compassion. Souvent Vm se change eu n : Concitoyen , congeler; on la supprime devantcertains mots, et devant les voyelles a, e, i, o : Coaccusé, coétat, coïncidence, coopérer, cohabitation,colégataire, etc.
De. Particule qui sert à former uu grand nombre de mots composés, qui modifie plus ou moins lasignification du mot simple, et qui prend alors l’accent aigu : Découler, Dénouer, etc. Quelquefois ony ajoute une s : Désaccord, Désunir, etc.
E. Particule empruntée du latin, qui se joint à certains mots pour marquer l’extraction de quelquechose; il prend l’accent aigu : Ebarber, épiler ; etc. Quelquefois on supprime l’accent et l’on redouble laconsonne qui suit ; Effeuiller, effleurer, etc.
En. Particule qui sert à former des mots, et surtout des verbes, qui signifient, Garnir de, mettredans, etc.; elle s’écrit avec une m lorsqu’elle est suivie d’un b, d’un p, ou d’une m : Embarquer,empenner, emmaUlotter, encaquer , eic.
Ex. Particule empruntée du latin, qui entre dans la composition de certains mots servant à marquerce qu’une personne a été : Ex-député, etc.
In. Particule qui entre, avec deux sens différents, dans la composition de beaucoup de mots : i° Comme
(i) Radical. Se dit de ce qui a rapport à la racine des mots : Terme radical , mot qui est la racine de plusieurs autres ;Lettres radicales, lettres qui sont dans le mot primitif, et qui 6e conservent dans les dérivés.—Subst. Le radical. Ouappelle le radical d’un mot, la partie invariable d’un mot, par opposition aux différentes terminaisons que ce mot estsusceptible de recevoir.