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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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PRINCIPES DE GRAMMAIRE FRANÇAISE ,

Que. Conjonction qui se place entre deux membres de phrase, pour marquer que le secoua verbe estrégi par le premier : il faut que je parte. Il semploie comme particule de souhait, dimprécation , etc. :Quil parte tout à lheure! Que je meure, si cela n'est pas vrai! Particule dadmiralion, dironie,dindignation, dans le sens de Combien: Quil fait beau! Que je vous trouve plaisant! Que vous êtesimportun ! Par exclamation entre un adjectif et le verbe Être : Insensé que jétais ! Par interrogation, aucommencement dune phrase, et presque jamais sans négation, excepté quelques phrases, dans le sens dePourquoi: Que ne parlez-vous? Que tardez-vous ?Il est corrélatif des mots Tel t quel, meme, autre,meilleur, pire, et se met toujours après : Un homme tel que vous. Quel que soit son projet. Votre vinest le même, est meilleur, est pire, est autre que le mien; des adverbes de comparaison et de quelquesautres. Il est aussi heureux , plus heureux que sage. Quelque puissant que vous soyez. Il s'emploie avecellipse des mots Autre chose, autrement 3 et alors il est toujours précédé de la négation : Je ne dis que lavérité. Il ne parle que par sentence. Il forme certaines locutions avec diverses prépositions, conjonc-tions et adverbes, comme que, afin que, bien que, etc.Il semploie quelquefois avec ellipse de

certaines prépositions et de certains adverbes auxquels on a coutume de le joindre. Approchez, que je vousparle. Je ne partirai pas que je ne laie vu .lise dit pour Comme, quand et si, lorsque, à des propositionsqui commencent par ces mots, on en joint dautres de même nature : Quand on est jeune, et quon se portebien ...Par rédtmdance, ou pour donner plus de force à ce quon dit : Que sil mallègue, Sil mallègue.Cest se tromper que de croire.

Quoique. Conjonction qui régit toujours le subjonctif. Bien que : Quoiquil soit peu riche , il est géné-reux. On sous-entend quelquefois le verbe : Quoique peu riche, il est généreux.

Si. Conjonction conditionnelle. En cas que, pourvu que, à moins que : Si vous désobéissez, vous serezpuni. Vous réussirez, si vous vous y prenez bien. Il partira, sises affaires ne sy opposent pas .Il semploieaussi dans certaines phrases il sagit, non dune condition, mais d une chose certaine : Si je suis gai,c'est que jen ai sujet , etc.Il sert quelquefois seulement à marquer opposition : Si tun est vieux et faible,rautre est jeune et robuste. Li sélide devant le mot //seulement : Il viendra sil peut . Subst. liatoujours des si, des mais. Si ce nest, signifie quelquefois, Excepté ; Il vous ressemble, si ce nestqui! est plus petit .Il semploie famii. comme particule affirmative opposée à Non : Vous dites que non, etmoi, je dis que si; Comme particule dubitative : Je ne sais si cela est vrai .Il semploie dans le sens -deCombien : Vous savez si je vous aime.Adv. dans le sens de Tellement, à tel point, il est suivi de que :Il est si sage, quon le cite pour modèle.Absol. Nallez pas si vite . Il semploie dans le sens de Quelque :Si petit quil soit. Comparatif,dans le sens de Autant, aussi, il ne semploie quavec la négation : Il nestpas si riche que vous; cependant, on dit famii., sans négation : Si peu que vous voudrez, si peu querien, Aussi peu que vous voudrez, très-peu. Si bien que, loc. adv. fam. De sorte que. La nuit noussurprit en chemin, si bien que nous nous égarâmes.

Sinon. Conjonction. Autrement, faute de quoi, sans quoi : Étudiez, sinon vous ne ferez pas de progrès.Vous me garantissez ce cheval, sinon marché nul. Cessez ce discours, sinon je me retire. Il se prendquelquefois pour Si ce nest : Il ne se mêle, de rien, sinon de boire et de manger.

Soit. Conjonction alternative. Soit lun, soit lautre. Quelquefois, au lieu de répéter soit, on met Ou :Soit faiblesse ou bonté.Il signifie quelquefois, Supposons : Soit quatre à multiplier par six.- Tant soitpeu, loc. adv. Si peu que ce soit, très-peu.

CHAPITRE X.

UE LINTERJECTION.

Interjection. Partie du discours qui sert à exprimer les passious, comme la douleur, la joie, ladmira-tion , etc.

Ah! marque la joie, la douleur, ladmiration, etc. Ah! que vous me faites plaisir! Ah! que vousme faites mal! Ah! que cela est beau! Il 11e sert quelquefois quà rendre la phrase plus expressive. Ah!madame, gardez-vous de le croire. Il se redouble quelquefois pour exprimer plus fortement la surpriseou lironie. Ah! ah! vous arrivez enfin . Ah! ah! vous nous la donnez belle .

Aïe. Exclamation de douleur. Aïe ! que je souffre ! Il semploie plus souvent seul, lorsquon éprouve unedouleur inattendue : Aïe! On dit aussi Ahi.

Bah. Interjection familière, marque létonnement, le doute, linsouciance, etc. Bah! cela nest paspossible. - Bah ! ce nest quune bagatelle .

Eh. Interjection dadmiration, de surprise. Eh! qui aurait cru cela ? On dit aussi Eh bien. Eh bien,que faites-vous donc?

Fi, Interjection familière qui exprime le mépris, la répugnance. Ah fi! que cela est mal! Fi! le vilain. 11 se construit avec la préposition de. Fi du plaisir que la crainte accompagne ! Faire fi dune chose, Ladédaigner.

Ha. Interjection de surprise , détonnement. ( H saspire. ) Ha! vous voilà! Ha! ha! Il se confondquelquefois avec linterjection Ah !

. Interjection qui sert à appeler (H saspire. ) :! lami!! viens. (Ces phrases 11e semploientque familièrement ou en parlant à des personnes fort inférieures.)Il semploie, soit pour avertir de prendregarde à quelque chose : ! qu allez-vous faire? soit pour témoigner de la commisération :! pauvrenomme, que je vous plains! du regret, de la douleur ;! quai-je fait?! que je suis misérable!