EXTRAITS UU DICTIONNAIRE DE L’ACADÉMIE. xxix
Sus. Préposition synonyme de Sur, qui n’est plus employée que dans cette phrase, Courir sus à quelqu'un.— En sus, loc. prép. ou adv. Au delà.
Touchant. Préposition. Concernant. Il nia entretenu touchant vos affaires.
Vers. Préposition de lieu, désignant à peu près un certain côté, une certaine situation: Vers le nord,fœver les yeux vers le ciel. — Il remplace quelquefois la préposition Auprès : Envoyé vers tel prince,Ministre auprès de tel prince. — Prép. de temps, signifiant Environ. Vers les deux heures. Vers U milieude tel siècle.
Vis-à-vis de. Loc. prép. En face, à l’opposite de. Il est logé vis-à-vis de mes fenêtres. On supprimequelquefois le de, dans le style familier. Vis-à-vis Véglise. — Adverb. Il était vis-à-vis. —Subst. enparlant d’une persoune qui est en face d’une autre à la danse ou à table. Il était mon vis-à-vis.
Voici. Préposition qui sert à indiquer une personne ou une chose qui est près de celui qui parle : Voicila maison en question. — Il s’emploie lorsqu’on va dire, expliquer quelque chose : Voici comment la.chosese passa ; Pour exprimer un état actuel, une action qui a lieu dans le moment même : Nous voici à lafin de Vhiver. Nous voici donc arrivés.
Voilà. Préposition qui a une signification analogue à celle de Voici, mais qui sert à indiquer une per-sonne ou une chose plus éloignée de celui qui parle. Le voilà qui arrive. Voilà l'ennemi. — t Il se dit deschoses qu’on vient de détailler, au lieu que Voici se rapporte à ce qu’on va dire : Voilà le fait tel qu'ils'est passé; Pour exprimer un état prochain, ou même actuel, une action qui a lieu maintenant : Voilàqui est fait tout à l'heure. Voilà qui est bien , C’est assez. Voilà qui va bien, Cela est bien. — Il est quel-quefois suivi de que : Voilà qu'on sonne. Voilà qu'il arrive.
CHAPITRE IX.
DE LA CONJONCTION (i).
Conjonction. Partie du discours qui sert à lier un mot, un sens à un autre. Conjonction copulative,Et; Disjonctive, Ou ; Adversative, Mais.
Afin. Sert à marquer la fin pour laquelle on fait quelque chose, et reçoit pour complément la prépo-sition de avec un infinitif, ou que avec le subjonctif. Afin d’obtenir cette grâce. Afin que vous le sachiez.
Ains. Conjonction adversative. Mais. A ins au contraire. Il est vieux.
Car, Sert à marquer que l’on va donner la raison d’une proposition énoncée. Il ne faut pas faire cela,car Dieu le défend.
Cependant. Marque une opposition. Il m'avait promis de venir , et cependant il n arrive pas.
Comme. Parce que, vu que. Comme vos raisons paraissent bonnes, je m’y rends.
Donc. Sert à marquer la conclusion d’un raisonnement : Je pense, donc j’existe ;—à exprimer touteespèce d’iuduction : Vous êtes donc bien décidé ;—à marquer la surprise qu’on éprouve d’une chose à laquelleon ne s'attendait pas : Que dit-il donc là ?—à rendre plus pressante une demande, etc. : Répondez donc.
Et. Sert à lier entre elles les parties du discours. — Et cætera , expression empruntée du latin. Etd’autres personnes, d’autres choses. Des fourneaux, des creusets, et cætera. On écrit par abréviation ,etc. — Substantiv. Un et cætera .
Lorsque. Conjonction ( IV s’élide devant les pronoms II, elle, on, et devant Un, une). Quand. J'enjugerai lorsque je l’aurai vu. Lorsqu'il viendra. Lorsqu elle sera partie. Lorsqu’on vous parle . Lorsqu'unhomme vous salue. — Lors est quelquefois séparé de que par un autre mot. Il plait, lors même qu’ilcontredit.
Mais. Conjonction adversative, sert pour marquer opposition, exception, différence : Il est fort honnêtehomme, mais il est un peu brutal. Il est riche, mais avare. Elle est moins jolie, mais plus spirituelleque sa sœur ;—Pour rendre raison d’une chose : Je l’ai maltraité, mais j'en avais sujet; — Pour marquerl’augmentation ou la diminution : Non-seulement il est riche, mais encore il est généreux. Non-seulementil est pauvre, mais il est criblé de dettes .—Il s’emploie au commencement d’une phrase qui a rapport àce qui a précédé : Mais , qu'ai-je fait ?—Ou bien il sert de transition, soit pour revenir à un sujet qu’onavait quitté, soit pour quitter celui dont on parle : Mais revenons à notre propos. Mais c’est trop parler decela. —Adverb. dans le langage familier. Je n'en puis mais .— Substantiv. pour signifier Objection,difficulté. Il y a toujours avec lui des si et des mais.
Ou. Conjonction alternative. La victoire ou la mort. Oui ou non .—Il signifie aussi Autrement, end’autres termes. Byzance, ou Constantinople. — Il se joint dans les deux sens avec l’adverbe Rien. Ilpayera, ou bien il ira en prison. Byzance, ou bien Constantinople.
Pourquoi. Conjonction. Pour quelle chose, par quelle raison. Je ne sais pourquoi il m'en veut . •— Adv.d’interrogation : Pourquoi avez-vous fait cela ? — Subst. Le pourquoi et le comment.
Pourvu . Conjonction conditionnelle, qui est toujours suivie de que. Pourvu que vous lui donniez...Pourvu cependant que...
Puisque. Conjonction qui marque une Cause, un motif (IV s’élide ordinairement devant les pronomsII, elle, on, et devant Un, une). J'y consens, puisqu’il le faut. Faites cela, puisqu'on vous le com-mande. On sépare quelquefois le que de puis. Puis donc que vous le voulez.
Quand. Conjonction. Encore que, quoique. Quand je le voudrais, je ne le pourrais pas.
(i) Nous donnons ici un tableau complet des conjonctions avec le résumé des observations principales auxquelles ellespeuvent donner lieu.