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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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AVERTISSEMENT.

vi J

tère à part. Quelle que soit la valeur des critiques quil est appelé à subir, ilfaut quil serve désormais de point de départ à la discussion, et lautoritéseule de son nom en fait par provision la charte de la langue française.

Cependant on pouvait craindre que son volume et son prix ne lui permis-sent pas de trouver un accès facile dans la bibliothèque des familles; quilsne constituassent comme un privilège en faveur des maisons aisées. Chosefâcheuse en effet quun ouvrage, appelé par son objet à prendre rang parmiles livres dutilité première, se trouvât relégué par son prix parmi les livresde luxe! Chose plus triste encore que des considérations déconomie nelaissassent plus descendre dans léducation populaire quuné instructionde seconde qualité, comme on réserve pour des bouches plus délicates lesaliments les plus exquis! Les éditeurs du Dictionnaire de lAcadémie en ontpensé autrement : ils ont cru que le pain de la science pouvait être offertde fine fleur à tous les rangs, et quen réduisant le format du grand diction-naire à des dimensions plus maniables, sa substance à une utilité, joseraisdire, plus quotidienne et plus pratique, sans dénaturer le fond de ce beautravail, il serait facile de le faire pénétrer partout.

Cette entreprise ne paraîtra point trop hardie, et lon se flatte*que lAca-démie elle-même ny verra quun nouvel hommage rendu à son œuvre. Si lesoin avec lequel elle a fait le sacrifice des détails quelle pouvait juger su-perflus rendait davance téméraire toute prétention à présenter les mêmesvérités sous une forme plus concise, dun autre côté, en voyant le soin plusreligieux encore quelle a mis à grouper autour de ses décisions les nombreuxexemples qui les confirment, à recueillir dans le passé tous les souvenirsdautrefois, à sauver du naufrage toutes les allusions de mœurs, tous lesartifices de langage qui ont encore un grand attrait pour la curiosité, lorsmême quils nen ont plus que pour elle, il était permis de penser quau prixde quelques sacrifices, labrégé, sans être-aussi riche, pourrait,encore restercomplet.

La première loi dun pareil travail était donc de conserver tous les motsadmis dans le grand dictionnaire, de respecter littéralement les définitions,les explications et les jugements qui sy trouvent énoncés : cest, ce quon avoulu faire; et si la nécessité de réduire à dautres proportions certains pas-sages plus étendus, ou de réparer bien rarement une erreur de rédaction tropévidente, a autorisé quelques changements, on nen est pas moins resté fidèlealors à lesprit (1< l'ensemble.

Il reste à sexcuser ici sur deux points oii lon sest cru libre pourtant dydéroger. Lextrême scrupule dans le choix des mots de fraîche date que lAca-demie a honorés du droit de bourgeoisie a excité bien des réclamations :nous sommes loin de les partager et de regarder connue un titre â les-time _ a !, pour un dictionnaire nouveau, lannonce de quelques milliersde termes, rebutés le plus souvent par elle; nous ne saurions au contrairetrop louer sa discrétion lorsquil sagit de naturaliser une foule de; mots en-fants (b; limpuissance ou du caprice; mais, en adoptant ses principes, nousavons trouvé fois ses arrêts un peu sévères. Sans doute il fallait nousdéfendre en cela de nos prédilections secrètes et de nos habitudes person-

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