APPENDICE.
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caprice, de même que nous aurions trouvé inad-missibles les prétentions de la Commune de Paris àse séparer de l’État français et à former un Étatindépendant. Quant à l’affirmation que nos droitsétaient périmés, nous répondons que pour nousrien n’est périmé, aussi longtemps que nous con-servons le sentiment vivant de l’injustice subie. —Je n’ai point la prétention de réfuter par ces obser-vations la conception française, ni de présenter lepoint de vue allemand comme seul correct etjuste. Je veux seulement repousser le reproche quinous est fait de nous appuyer sur l’appel au droitbrutal de la force, ou d’être au point de vue du droitdes gens en arrière sur n’importe quel autre peu-ple. Vous trouveriez peu d’Allemands instruits etbien élevés qui eussent approuvé Bismarck s’il avaitdemandé l’annexion du Lyonnais ou de la Cham-pagne; vous pourriez au contraire compter faci-lement ceux qui ne sont pas des partisans décidésde l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine. D’oùvient cette différence? Simplement du fait que d’uncôté nous aurions vu une pure spoliation, tandis quede l’autre nous voyons simplement la revendicationd’un bien qui est à nous, et qui nous a été injus-tement enlevé. Ce sentiment peut, je le répète, êtreerroné, mais il existe, il explique l’attitude prise parnos classes éclairées, et quand on veut porter sur
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