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III
J’ai pu, pendant ces longs séjours en Cham-pagne et en Beauce, étudier à loisir le carac-tère des soldats des deux armées. J’ai tou-jours trouvé en eux le bien à côté du mal, denobles qualités mêlées à des défauts affligeants,et je me suis convaincu de l’injustice desj ugements absolus qui prétendent exalter unenation aux dépens de l’autre.
Ce qui révoltait dès l’abord dans l’arméeallemande, c’était la dureté systématique, lacruauté réglementaire. Mais je doute qu’il fûtpossible d’accomplir l’invasion d’un territoireaussi considérable sans employer ce systèmeterrible. Aussi, sans m’arrêter à m'indignerdes faits particuliers, je réserve mou blâme