Il ne sera pas sans intérêt, je crois, de lire, enregard des appréciations que j’ai émises sur la con-duite des Allemands pendant la guerre et sur lessentiments qui leur ont dicté les conditions de lapaix de Francfort, quelques observations qui m’ontété adressées à l’occasion de mes articles par un dessavants les plus distingués de l’Allemagne.
« Je suis affligé de la sévérité avec laquelle vousjugez notre conception des rapports de l’Allemagneavec l’Alsace et la Lorraine, et en particulier desreproches dont vous nous accablez à ce sujet, nousautres pauvres professeurs. Je comprends parfai-tement qu’il soit dur pour un Français d’avoir àpleurer la perte de ces deux provinces, et je nedoute pas un seul instant que je sentirais de même,si j’étais Français. Mais précisément le cas était iden-tique pour nous autres Allemands. Ces provinces