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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
cette attitude un jugement moral on est obligé d’entenir compte. La conséquence fatale est précisémentque chaque peuple pense avoir le droit pour lui, eten appelle de bonne foi à la force comme à 1 ’ul-tima ratio.
« Dans la question qui divise la France et l’Alle-magne nous voyons aujourd’hui le droit opposé audroit, l’histoire à l’histoire. Aussi cette question nepeut-elle être tranchée que par la force. C’est uncas assez analogue à celui de la Pologne, vis-à-visde laquelle nous sommes dans une situation quin’est pas sans ressemblance avec celle de la Francevis-à-vis de l’Alsace. Le fait de possession est pournous aussi bien que pour les Russes, contraire audroit, mais il est ancien; la population allemandes’est insinuée au milieu de la population polonaise,et y a déjà pris la haute main. Si l’on avance que lessympathies nationales des Polonais sont encore anti-allemandes, cela n’est vrai que pour les classessupérieures, tandis que les classes inférieures saventapprécier qui les a fait libres et qui a amélioré leursituation économique. Je suis bien éloigné d’envouloir au Polonais qui ne considère que l’injusticesubie par son pays, et qui cherche à rétablir par lesarmes son existence nationale, dès que les cir-constances paraissent favorables; mais je crois aussique nous Allemands nous sommes autorisés à dé-