Le 16 février 1871, nous quittions Ouzouer-le-Marché, où grâce au dévouement de quatresœurs de Saint-Paul, femmes admirables etsaintes (1), notre tâche avait été facile etnotre œuvre utile. Ce ri’est point sans émo-tion que nous les avons quittées, elles et lesblessés français et allemands qui restaient en
(1) Je mentionnerai également l’hôtelier du bourg, hommed’une rare bonté, l’instituteur primaire, et le curé. Un grosfermier des environs nous est aussi venu en aide avec beau-coup de zèle en transformant sa maison en hôpital de conva-lescence. Ses propriétés ont été complètement épargnées parl’ennemi, et les blessés ont trouvé chez lui avec une nourri-ture excellente, un air bien plus pur que celui de l’ambulance.Nous nous sommes trop bien trouvés de cet arrangementpour ne pas le recommander. Les blessés et les gens du paysen profitent également.
8 .