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Allemands et Francais : souvenirs de campagne Metz-Sedan-La Loire
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SOUVENIRS DE CAMPAGNE.

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belliqueuses et de chauvinisme aveugle, ilest bien certain que chez nous, comme chezles Allemands, on n’aime pas la guerre. Dèsle début, j’ai rencontré des soldats qui gémis-saient sur l’atrocité de tout ce qu’ils voyaient,qui s’indignaient du métier que faisaient lespeuples pour obéir aux rois. Sans doute, ontrouvait en plus grand nombre dans notrearmée que dans l’armée allemande des hom-mes qui se battaient par plaisir; mais c’étaitune exception. Parmi les mobiles, qui repré-sentaient le mieux le peuple même, on en-tendait des protestations unanimes contre laguerre et ses horreurs. A Coulmiers, linartilleur qui soignait avec une bonté tou-chante un Bavarois blessé, s’écria tout à coup,avec une sorte de fureur :

— Est-ce que ce n’est pas une infamie quedes hommes se massacrent les uns les autrespar la volonté de quelques misérables!

Les idées démocratiques et humanitairesd’une part, de l’autre les intérêts matériels,le développement de la richesse, l’amour de