ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
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patrie, à l’outrage envers la civilisation dontla France tient le flambeau, etc. Les Alle-mands furent représentés comme des bar-bares, des sauvages; le vocabulaire de lalangue ne suffisait plus à la fureur des pa-triotes. Il n’est pas de calomnie, pas de men-songe qui contre eux ne fût de bonne guerre.Tandis que le noble et sérieux enthousiasmepatriotique qui avait soulevé les Allemandsau moment de l’injuste attaque de la France,continuait à soutenir un grand nombre d’entreeux, même lorsque la guerre s’était changéeen guerre de conquête, de haine et de rapine,l’esprit de jalousie et d’orgueil qui nous avaitguidés au début, persistait encore après Sedanet empêchait dans notre armée le développe-ment du pur et saint amour de la patrie et dela justice. De là cet affolement qui saisissaitnos troupes après chaque défaite ; de là cesaccusations continuelles de trahison. On nevoulait pas s’avouer à soi-même son infério-rité, ni les qualités de l’ennemi.
Et pourtant, malgré ces dehors de fureurs