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ALLEMANDS ET FRANÇAIS.
Nous voulions à tout prix rentrer au plusvite dans les lignes françaises. Le soir mêmenous étions à Sainte-Menehould, et le 25 nousarrivions au Chêne-Populeux où la populationnon moins affolée qu’à Clermont, venait d’ap-prendre l’arrivée de huit mille Prussiens. C’é-tait nos trois voitures qu’on avait vues deloin sur la route.
A Monthois et à Youziers nous avions trouvédes détachements de l’armée française; nous- avions appris le mouvement de Mac-Mahonsur Sedan. Notre chef d’ambulance nous di-rigea aussitôt vers les points où il jugeait quenous pourrions être le plus utiles. Le 27 nousétions établis à Raucourt, Sommehaute etPouilly. C’est précisément entre ces trois pointsque se livra la bataille de Beaumont.
Le 28 et le 29 août l’armée de Mac-Mahonpassa l’Argonne pour se rendre dans la valléede la Meuse ; elle se dirigea vers Beaumontpar Stonne et la Bagnole, et vers Mouzon etRemilly par Raucourt. Une partie des troupescampa dans la vallée de Raucourt. Tout l’état-