DES R E M E D E S. 2.89
3*. Des cataplafmes de ces meines fleurs cuitesdans de l’eau ou du lait.
4°. Des veffies ä moitid remplies ou d’eau chaude& de lait, ou de ia ddcodtion t'moliiente.
5 0 . Un cataplafme de mie de pain & de lait, ouune bouillie d’orge & de riz extrdmement cuits.
6 °. Dans !a pleurdfie, §. 8p, l’on frotte quelque-fois !a partie malade avec l’onguent d’althea.
N 3 . 10.
Efprit de foufre, une once; firop de violette, fixonces. (g) N°. 11.
Deux onces de manne, demi-once de fei de Sed-litz, fondez dajis quatre onces d’eau chaude, &coulez. (/.>) N°. 12.
De fleurs de fureau, une poignde; d’hyfope, une
( g ) Ceux pour qui la depenfe du firop de violette fe-roit trop confiderable, peuvent fe contenter d’une decoc-tion d’orge un peu epaiffe.
L’efprit de foufre fe vend trois batz l’once; on peirtemployer celui de vitriol, qui coüte la moitie njoins, &eft prccifement le meme.
Bien bouches, ils fe confervent fort long-temps.
Des amis, dont je refpefte les avis, ont trouvd ex-tremement fortes les dofes d’efprits acides que je prefcris,& elles le font fans doute , fi on les compare a edlesqu’on preferit ordinairement, & auxquellcs je me feroisborne fi je n’en avois pas vu fouvent l’infufnfance , l’ex-perience m’a appris qu’il fiilloit confiddrablement les au-gmenter, & en allant graduellement, je fuis parvenu aen donner plus qu’on ne l’avoit fait jufqu’ä prefent, &toujours avec beaucoup de fucces; les dofes niemes queje prefcris dans cet ouvrage, ne font point auifi fortes quecelles que j’ordonne tres-fouvent; ainfi je prie les Md-decins , qui les ont trouvees extraordinaires, de vouloirbien les elfayer cux-memes, & je fuis perfuade qu’ilss’en feliciteront.
(A) La manne coüte vingt batz la livre, fix creutzersl’once. L’on peut, fi cela eft trop eher, employer un
3 uart d’once de fene , & demi-dragme de nitre. On verieeflus un verre de decoffion de mauve bouillante , &on paffe. Mais le premier remede vaut mieux.
La manne fe conferve plus d’un an.
Le fdn 6 coüte fix creutzers l’oace.
Tome II, N