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Tome second (1780)
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258
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2^8 Des Charlatans.

baflcfle de chercher ä eblouir fes fens, &qui par-la merae fera fripponne par les Char-latans, tant qu’on les tolcrera. Mais le Ma-gillrat , fon tuteur, Ton protecleur, fon pere,ne devroit-il pas le foullraire a ce dan-ger, en prohibant feverement l’entree de cepays, oü les hommes font precieux & l’ar-gent «are , a des hommes pernicieux , quidetruifent les uns & emportent l’autre, fanspouvoir jamais y faire le plus petit bien.Des raifons aulli fortes peuvent-elles per-mettre de dilferer plus long-temps leur exil,puifqu’il n’y a pas la p'.us petite raifon deles admcttre l

§. 6oy. Les Malges n’emportent pas, ileft vrai, l’argent du pays comme les Char-latans paffants ; mais le ravage qu’ils fontparmi les hommes eil continuel, & par-lameme, immenfe; & chaque joür de Pan-nee eft marque par le nombre de leurs vic-times. Ils fripponnent d’ailleurs cruellementle peuple, en lui vendant fouvent dix foisau-delTus de leur valeur les remedes aveclefquels ils l’empoifonnenr.

Sans aucune connoiflance, fans aucuneexperience , armes de trois ou quatre re-medes , dont ils ignorent aulli profonde-ment la nature que celle des maladies danslefquelles ils les emploient, & qui , etantprefque tous violents, font veritablementnn glaive dans la main d’un furieux, ilsempirent les maux les plus legers, & ren-dent, a coup für, morteis ceux qui fontwn peu plus graves, mais qui fe feroient