De i’Inoculation. 229dent point particulierement l’inoculation ,ils font du refiort de la medecine pratiqucen general, & en fuppofent une connoif-fance exa&e.
Il y a un cas tres-difficile; c’eft quandil s’agit d’un enfant dans la famille duquella petite veröle eil meurtriere, & dont eilea tue plufieurs freres ou plufieurs foeurs.II faut, avant qne de les inoculer, s’etre bienailure de la caufe de ce danger, & cet exa-men eft toujours trfes—difficile ; peut-etrememe qu’il eft impofllble quand on n’a pasobferve foi-meme la maladie d’un desmorts.Quand on a decouvert cette caufe , il fautla combattre long-temps par les remedesqu’elle exige; & fouvent ils font tres-oppo-fes au regime rafraichiflänt qui fait la pre-paration ordinaire des enfants fains.
§. 577. Je dois dire quelque chofe del’operation meme. On fait deux incifionsä la peau , une a chaque bras, ou une ächaque jambe, & je prefere les jambes,de la longueur de quelques lignes chacu-ne; on fe fert pour cela ou d’une lancette^ou, ce que je prefere, d’un biftouri bientranchant; l’incifion doit etre tres-fuper-ficielle; il fuftit qu’on appercoive , dans lefond , un leger fuintement fanguin ; quandil coule du fang pur, l’operation eft moinsbien faite. (a)
(a) J’ai fait faire pendant tr£s-long;-temps les in*cifions de !a longueur de quinze ou feize lignes; maisdepuis lors je les ai fort accourcies, & je les rddtiisäi cinq ou fix.