DE PRICAUTION. 213de, l’on ne prend que les meilleures vian-des, des jardinages au bouillon , des oeufs,du bon vin : c’eft detruire par les alimentsqui echauffent le bien qu’on actend du petit-lait qui rafraichic.
L’on veut fe rafraichir par des bouil-lons, & Ton y raec des ecrevifles qui echauf-fent puiflamment, ou du creflonquiechauffe' aulR : c’eft manquer fon but. Heureufement,dans ce cas, une erreur en repare fouventune autre; & ces bouillons, qui ne font pasrafraiciiiflants,fontbeaucoup de bien, parceque la caufe des accidents ne demandoitpas des rafraichiflants comme on l’avoit cru.
La nudecine du public, qui malheureu-fement n’eft que trop fuivie , eft rempliede pareilles erreurs. J’en citerai encore une,parce que j’en ai vu de funeftes fuites; beau-coup de gens croient le poivre rafralchif-fant, quoique leur odorat, leur goüt & leurraifon, leur difent le contraire; c’eft l’aro-mate le plus echauffar.t.
^ 6 1 . Le prefervatif ie plus für, le plusa la portee de tout le monde, c’eft d’evitertous les exces, & fur-tout ceux dans le man-ger & dans le boire. L’on mange gdnera-lement plus qu’il ne faut pour fe bien por-ter , & pour avoir toutes les forces donton eft capable; l’habitude eft prife, il eftdifiicile de la deraciner , mais on devroitau moins s’impofer la loi de ne mangerque par faim, & jamais par raifon.: parceque, exceptd dans un tres-petit nombre dacas, la raifon dit toujours de ne pas man?