190 Des Vapeurs du Charbot*.
» I3 cave; mais on met a la porte, aprts» avoir ouvcrt le foupirail, une bottc de» paille qu’on allume, & qui fert comrae» de ventoufe pour attirer avec force l’air» extericur; on eflaie de nouveau fi le pa-tt pier brüle, & s'il ne brüle pas, on re-» nouvelle la paille allumee. »
5x7. Le cliarbon du bois brule a feu ou-vert n’cft pas a beaucoup pres aufli dange-reux que le charbon proprement dit, dontle danger vienc de ce qu’en l’etouffant, parles moyens en ufage pour cela, on a con-centre toute la partie fulphureufe qui cn faitle danger; mais il n’eft cependant pas en-tierement denue de ce principe nuilible ,fans quoi il ne feroit plus charbon.
La methode vulgaire de jetter du fei fürles charbons allumes, avant que de les por-ter dans une chambre , ou d’y mettre unmorceau de fer qui fe charge d’une partiede ce foufre narcotique & mortel, a un cer-tain degre d’utilite, mais ne fuffit pas poureloigner tout le danger.
^18. Quand les grands accidents fontpafles, qu’il ne refte que de la foiblefle,de 1’etourdiflement, du degout, il 11’y a riende mieux que de la limonnade melee a unquart de vin , dont on prend frequemmentune demi tafle avec un peu de croute depain.
§. 2.9. La vapeur qui s’exhale du vin ,& en general de toutes les liqueurs qui fer-mentent , comme la bicre , le cidre, &c.a quelque chofe de ven^neux qui tue, tout