Des S u f f o c at i o n s. 183
§. 510. L’on a lieu de croire que la fuf-focation depend d’un depot d’humeurs vif-queufes für le poumon, quand eile attaquedes perfonnes dont le temperament & legenre de vie font oppofes au temperament&' au genre de vie dont je viens de par-ier , tels que des gens valetudinaires, foi-bles , phlegmatiques, pituiteux, parefleux,degoutes , qui fe nourriflent mal , ou dechofes grafles, vifqueufes Sc infipides, quiboivent beaucoup d’eaux chaudes; quandle mal attaque par un temps pluvieux, unvent de midi; quand le pouls eft mol &petit, le vifage pale & cave.
Ce qu’on peut faire de plus efficace, c’eft1°. de donner toutes les derni-heures unedemi-tafle de la potion N°. 8, fl on peutl’avoir d’abord ; z°. de faire boire abon-damment de la boiflon N°. iz; 3 0 . d’ap-pliquer aux gras de jambes deux forts ve-ficatoires.
Si le malade etoit robufte avant l’acci-dent, fl le pouls conferve encore de la force& parolt un peu plein, une faignee, de feptou huit onces, eft fouvent indifpenfable-ment neceflairc.
Un lavement produit aufli quelquefois detrös-grands efFets.
Les malades font ordinairement foulages'dfes qu’ils peuvent beaucoup cracher, quel-quefois meme un peu vomir.
Le remede N°. aj, dont on donne uneprife de deux en deux heures, avec une taflede la tifane N°, u, reullit fouvent trgs-bien.