l 6 o DtS liTANOUISSEMEN l'S.malade fe fcnt toujours, & entend fans pou-voir cependant parier, eft ce qu’on appelledefalllance ou foibkjjt , accident tres-fre-quent chez les perfonnes qui ont des va-peurs, & dans lequel le pouls ne changepas beaucoup.
_ Quand le malade perd entierement le fen-timent & la connoiffance, avec un affoi-blifl’ement trfes-confiderable du pouls , cete'tat s’appelle fyncope; c’eft le lecond de-gre de l’evanouiffement.
Si la fyncope eft teile que le pouls foitentierement eteint, la refpiration infenfi-ble , le corps froid, le vifage d’un pale li-vide; ce dernier degre , qui eft rare, maisqui eft la vraie image de la mort, & quiquelquefois y conduit, s’appelle afphyxie.
Les evanouiflements dependent d’un grandnombre de caufes differentes, dont je ne puisindiquer que les principales, qui font, i°. Ietrop de fang, a°. le manque de fang, &en general la foiblefle, 3 0 . les embarras dansl’eftomac, 4°. les maux de nerfs, 5 0 . les paf-fions, 6 °. quelques maladies.
Des ivanouljfements occaßonnes par le tropv de fang.
§. 495. Le trop de fang eft fouvent nneeaufe d’evanouiffement, & l’on juge qu’ildepend de cette caufe quand il attaque lesperfonnes fanguines , fortes , robuftes, &qu’il les attaque fur-tout apres quelque caufepropre a augmenter tout-a-coup le mouve-