Des Membres geles. 133» diminua , les douleurs etoient legeres, &» avec intervalle.. L’on reitcra cependantn fix fois; apres quoi il ne refta d’autre mal» qu’une fenfibilite ä la plante des pieds,» qui empechoit le malade de marcher. On55 lui fit quelques fomentations aromati-» ques, & on lui fit boire une tifane de fal-ji fepareille. (celle de fureau efl tout aufli» bonne & moins coüteufe.) Le huitieme>5 jour il fut parfaitement gueri, & s’en re-» tourna le quinzieme jour a pied. »
460. Quand le froid eil tris-fort, &qu’on y refte long-temps expofe, il tue ,parce qu’il congele le fang, & qn’il en de-termine une trop grande quantite au cer-veau; ainfi on meurt d’apoplexie, qui com-mence par un fommeil; aufli le voyageurqui fe fent afloupi, doit redoubler d’eft'ortspour fe tirer du danger eminent auquel ilefl: expofe. Ce fommeil, qui paroit devoiradoucir fes fouffrances, feroit pour lui ledernier.
461. Les remedes dans ce cas font lesmemes que dans le cas d’un gel particulier.Il faut mettre le malade dans un endroitplutot froid que cliaud , & le frotter avecde la neige, ou de l’cau glacee; l’on a meineplufieurs exemplcs conftates, & ils fontfre-quents dans les pays du nord , qu’un baind’eau tres-froide efl tres-falutaire.
L’on a rappelle a la vie plufieurs perfon-c nes qui avoient ete dans la neige, ou a l’airgelant, pendant cinq 6 e meme fix jours,& qui ne donnoient aucun figne de vie pen*