Des Membb.es geies. 131dement des onguents gras; la gangrene fui-vit, & l’on fut oblige de lui couper les dixdoigts.
458. II n’y a qu’un feul remede dansce cas, c’eft de mettre les malades dans umendroit oü il ne puiffe pas geler, mais ouil falle tres-peu chaud, & de leur appliquercontinuellement, für les parties gelees , dela neige fi l’on en a, linon de les laver conti-nuellement, mais fort doucement, car toutefri&ion forte feroit dangereufe, avec des lin-ges trempes dans de l’eau de glace a mefurequ’elle fe fond. Xis s’appercoivent peu-a-peuque le fentiment renait; ils eprouvent unegrande chaleur dans la partie, & commen-cent ä en recouvrer le mouvement; alorson peut les porter dans un endroit un peuplus chaud, & leur donner quelques taffesde la potion N°. 13 , ou de quelqu’autre dememe efpece.
§. 4^9. Il n’y a perfonne qui ne puiffe ju»ger du danger de la methode echauffante,& de l’utilite de l’eau glacee, par une ex-perience qui fe fait tous les jours. Les poi-res , les pommes, les raves gelees, mifesdans l’eau pr£te k geler, reprennent leur pre~'mier etat, & peuvent etre mangees. Si onles met dans l’eau tiede, ou dans un en-droit chaud, la pourriture, qui eft une gan-grene , s’en etnpare d’abord. Je joindrai iciune obfervation qui fera mieux comprendrece traitement, & en conftatera Pefficace.
» Un homme avoit une route de dix Heuesp a faire, par un temps froid, & un che-