Des Foüiures. 1x7
Ce font ces niemes gens qui ont cree desmaladies impollibles, telles que l’eftomac& les reins ouverts. Mais ces grands rnotscftraient, 6c ils dupent plus aifement.
Des Ulceres.
§• 453* Q uan d les ulceres dependent d’unecorruption generale de la mafle du fang ,on ne peut les guerir qu’en detruifant lacaufe qui les entretient : c’eft meme uneimprudence que de vouloir les fermer pardes remedes exterieurs, 6c un malheur quede reuflir.
Mais le plus fouvent les ulceres, a laCampagne, font les reftes de quelque plaie,de quelque meurtrifture, ou de quelques tu-meurs mal traitees, 6c fur-tout panfees avecdes remedes trop äcres ou trop fpiritueux.Les huiles ranccs font aufli une des caufesqui changent cn ulceres rebelles les plaiesles plus fimplesj ainfi l’on doit les eviter ;& les Apothicaires doivent avoir cette at-tention quand ils preparent des onguentsgras qu’il convient de preparer fouvent,parce qu’une groffe provifion eft rancie avantque d’etre debitee, quoiqu’on ait employede l’huile tres-fraiche en la preparant.
§. 454. Ce qui diftingue les ulceres desplaies, c’eft la durete 6c la fecherefle de leursbords, 6c la nature de l’humeur qui en de-coule, qui, au-lieu d’etre un vrai pus, eftune liqueur moins epaiffe, moins blanche,qui exhale quelqucfois une mauvaife odeur,