Des Contusions.remedes au moins inutiles, & dangereux ,fi le cas eft grave, foit par le mal reel qu’ilsfont, foic par le bien qu’ils empechent defaire. L’on doit chercher a delayer le fang,a le rendre plus coulant, a en faciliter lacirculation; & ces remedes produifent uneffet tout contraire.
§. 451. Quand un vieillard a fait unechüte, ce qui eft d’autant plus dangereuxqu’il eft plus age & plus reglet, quoiqu’ilne paroiffe point incommode, on doit, s’ileft fanguin & encore vigoureux , lui faireune petite faignee de trois ou quatre on-ces, lui donner tout de fuite quelques taffesd’une boiffon un peu aromatique , qu’onreifere de trois en trois heures, comme dela meliffe avec du miel, & le faire prome-ner doucement. 11 faut qu’il diminue unpeu la quantite de fes aliments pendant quel-ques jours, & qu’il prenne un exercice doux,mais prefque continuel.
Dis Foulures.
452. Les entorfes, ou foulures, quiarrivent tres-frequemment, produifent dansle voifinage de l’alticulation une efpece demeurtriffure, occafionnee par le violent frot-tement des os contre les parties voifines ;& quand les os fe remettent d’abord a leurplace, le mal ne doit etre traite que commecontufion ; s’ils ne fe remettent pas, c’eftune luxation_, il faut recourir a la maind’un Chirurgien,
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