Des Noyu. 8$
» 4°. Auffi-tot qu’il fera poflible, il fall-» dra tächer de fecher & de rechauffer pru-» demment le corps qui fera tout trem-» pe, fouvent deja abfolument froid, en-» gourdi & meme roide. Cela pourra fe» faire prefque toujours aifement & par di-» verfes voies : par exemple , par la che-» mife chaude & les habits de deflous d’un)> des afliftants, par une ou plufieurs cou-» vertes de laine chauffees, par des cen-» dres chaudes de boulanger, de brafl'eur,
» de faunier, de favonnerie, ou d’autres fa-» briques; par des peaux d’animaux , fur-» tout de brebis; enfin par un feu mode'-» re, ou par la chaleur douce & naturelle» de perfonnes faines, qui fe mettent dans» un meme lit avec le noye.
» Pendant qu’on emploiera les deux» moyens precedents avec perfeverance, il» peut etre auffi tres-utile de faire par tout» le corps, fur-tout le long de l’epine dun dos, de la nuque du col jufqu’au crou-» pion , de fortes fri&ions, en fe fervant» de pieces de laine chauffees, ou d’autres» linges qu’on aura mouilles d’eau-de-vie» ou faupoudres de fei fin & fec. Qu’on» prenne encore foit un linge trempe dans» de l’eau-de-vie, foit quelque fei volatil» bien fort, comme l’efprit de fei ammo-» niac pour les tenir fous le nez & en frot-» ter les tempes.
)> Le -chätouillement de la gorge & du» nez, ä l’aide d’une plume, peut aulTi faire9 du bien, Mais jaraais il nc faut verfet