DesNoy£s.
Paris en 1740, par ordre du Roi, & au-quel il n’y a fans doute aucun Prince quine foufcrive.
» Quoique le peuple foit allez generale-» ment porte ä la compaftion, & quoiqu’il» fouhaite de donner des fecours aux noyes,» fouvent il ne le fait pas parce qu’il nej> l’ofe. Il s’eft imagine qu’il s’expolcroit auxj> pourfuites de la juftice. Il eft donc eflen-» tiel qu’on fache, & on ne fauroit trop lew redire, pour detruire le prejuge oü Ton» eft, que les Magiftrats n’ont jamais pre'-tendu empecher qu’on tentat tout ce qui» peut etre tente en faveur des malheureux» qui viennent d’etre tires de l’eau. Ce n’eft55 que quand leur mort eft tres-certaine ,» que des raifons exigent que la juftice s’em-» pare de leurs cadavres. »
Depuis la publication de la derniere Edi-tion de cet ouvrage, il s’eft forme a Amf-terdam une fociete charitable en faveur desnoyes dont Petabliffement eft un de ces eve-nements qui font honneur a l’humanite.Pour parvenir a en fauver le plus grand nom-bre poftible, eile a fait trois chofes.
i°. Autorifee par le Magiftrat, eile a en-leve tous les obftacles que le prejuge met-toit, en Hollande comme ailleurs, ä l’ad-miniftration des fecours; l’on a permis atout le monde de fortir un noye de l’eau,& de le mettre autant que poftible dans lesendroits les plus propres a le fecourir; l’ona exhorte tous les particuliers ä preter leursmaifons pour cela, & l’on a ordoune ä