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Tome second (1780)
Entstehung
Seite
82
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DesNoy£s.

Paris en 1740, par ordre du Roi, & au-quel il ny a fans doute aucun Prince quine foufcrive.

» Quoique le peuple foit allez generale-» ment porte ä la compaftion, & quoiquil» fouhaite de donner des fecours aux noyes,» fouvent il ne le fait pas parce quil nej> lofe. Il seft imagine quil sexpolcroit auxj> pourfuites de la juftice. Il eft donc eflen-» tiel quon fache, & on ne fauroit trop lew redire, pour detruire le prejuge Ton» eft, que les Magiftrats nont jamais pre'-tendu empecher quon tentat tout ce qui» peut etre tente en faveur des malheureux» qui viennent detre tires de leau. Ce neft55 que quand leur mort eft tres-certaine ,» que des raifons exigent que la juftice sem-» pare de leurs cadavres. »

Depuis la publication de la derniere Edi-tion de cet ouvrage, il seft forme a Amf-terdam une fociete charitable en faveur desnoyes dont Petabliffement eft un de ces eve-nements qui font honneur a lhumanite.Pour parvenir a en fauver le plus grand nom-bre poftible, eile a fait trois chofes.

i°. Autorifee par le Magiftrat, eile a en-leve tous les obftacles que le prejuge met-toit, en Hollande comme ailleurs, ä lad-miniftration des fecours; lon a permis atout le monde de fortir un noye de leau,& de le mettre autant que poftible dans lesendroits les plus propres a le fecourir; lona exhorte tous les particuliers ä preter leursmaifons pour cela, & lon a ordoune ä