7 6 Des Notes,
tabac, par le moyen de quelque tuyau depipe, de fetu, d’entonnoir, de tate-vin, &c.qu’on introduit dans la bouche. Cet airfouffie avec force, fi l’on bouche en me-ine temps les narines , penetre dans lepoumon , rarefie par fa chaleur l’air qui,mele a l’eau, forme l’ecume; il fe degagede cette eau , il reprend du reflort, dilatele poumon , & s’il refte encore un prin-cipe de vie, la circulation recommence dansce moment. L’on aaöuellement plufieurs ob-l'ervations de gens rappelles a la vie en leurfoufflant fortement dans la bouche, en leurfermant les narines , avec la bouche me-ine , ce qui eft en efiet bien plus prompt,porte plus d’air, & un air plus chaud que'quand on emploie les tuyaux; ainfi ce fe-cours doit etre regarde comme un des plusefficaces.
3°. On introduit le plus vite qu’on peut,& en auffi grande quantite poflible , del’air ou de la fumec de tabac dans les in-teftins par le fondement. L’on a des ma-ehines tres-commodes dellindes a cet ufage,mais comme eiles font tres-rares, on peuty fuppleer par plufieurs moyens prompts;Tun par lequel on a fauve une fernme, con-fiife « a introduire dans le fondement le» tuyau d’une pipe allumee; on enveloppe» le fourneau d’un papier perce de plufieurstrous, on le met dans la bouche, & on» foufile de toutes fes forces; a la cinquie-» me gorgee on entendit dans le ventre» de la femmc un grouillement confidera-