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toujours efiayer de leur donner les fecoursles plus efficaces, & il faut dans ce cas nepas fe laffer trop tot, puifque ce n’eft fou-vent qu’au bout de deux ou trois heuresqu’ils donnent quelques marques non equi-voques de vie. L’idee oü l’on eft, que lamort eft fure quand il y a de l’ecume für•les levres, eft abfolutnent fauffe, & cetteerreur condnit k une conclufion funefte ,c’eft qu’il eft inutile de fecourir ces in-fortunes.
L’on a trouve quelquefois de l’eau dansi’eftomac des noyes, le plus fouvent il n’yen a point; d’aillcurs la plus grande quan-tite qu’on y cn aic jamais trouvee, n’excedepas ce qu’on peut en boire fans s’incom-moder, ainfi ce n’eft point la la caufe dela mort; il n’eft pas meme aife de direcomment ils peuvent avaler cette eau. Cequi les tue, c’eft la fuffocation par le de-faut d’air , & l’eau qui paffe dans le pou-mon , & qui y eft portee dans les raou-vements qu’ils font neceflairement & in-volontairement pour refpirer apres qu’il*font fous l’eau ; car il n’etitre abfolumentpoint d’eau dans l’eftomac, ou dans lepou-raon de ceux qu’on met fous l’eau apresleur mort, ce qui fert a fonder un juge-ment dans plufieurs cas criminels. Cetteeau intimement melee avec l’air qui eft dansle poumon, forme une ecurqe vifqueufe^,fans reffort, qui empeche abfolument lesfon&ions de ce vifcere; & par-la non-feu-lement le malade eft fuftbque, mais de plus