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Tome second (1780)
Entstehung
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74
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74 DesNoyes.

toujours efiayer de leur donner les fecoursles plus efficaces, & il faut dans ce cas nepas fe laffer trop tot, puifque ce neft fou-vent quau bout de deux ou trois heuresquils donnent quelques marques non equi-voques de vie. Lidee lon eft, que lamort eft fure quand il y a de lecume fürles levres, eft abfolutnent fauffe, & cetteerreur condnit k une conclufion funefte ,ceft quil eft inutile de fecourir ces in-fortunes.

Lon a trouve quelquefois de leau dansieftomac des noyes, le plus fouvent il nyen a point; daillcurs la plus grande quan-tite quon y cn aic jamais trouvee, nexcedepas ce quon peut en boire fans sincom-moder, ainfi ce neft point la la caufe dela mort; il neft pas meme aife de direcomment ils peuvent avaler cette eau. Cequi les tue, ceft la fuffocation par le de-faut dair , & leau qui paffe dans le pou-mon , & qui y eft portee dans les raou-vements quils font neceflairement & in-volontairement pour refpirer apres quil*font fous leau ; car il netitre abfolumentpoint deau dans leftomac, ou dans lepou-raon de ceux quon met fous leau apresleur mort, ce qui fert a fonder un juge-ment dans plufieurs cas criminels. Cetteeau intimement melee avec lair qui eft dansle poumon, forme une ecurqe vifqueufe^,fans reffort, qui empeche abfolument lesfon&ions de ce vifcere; & par-la non-feu-lement le malade eft fuftbque, mais de plus