Maladies
raeme; auffi le mal revient bientot, & pluson donne d’huile, plus l’enfant devient fu-jet aux ttanchees. J’en ai gueri, fans autreremede, que la privation de l’huile, quileur affoibliffoit l’eftomac; par-la meme lelait fe digeroit moins bien, moins vite,& s’aigrili'oit plus aifement; & l’affoiblif-fement que l’eftomac re$oit a cette epoque,a quelquefois des influences für le tempe-rament de l’enfant pour le refte de fes jours.
11 importe aux enfants d’avoir le ventrelibre, & il eft certain que tres-fouventl’huile les reflerre, en diminuant les forcesdes inteftins; il n’y a perfonne qui ne puifleremarquer cet inconvenient, & qui ne con-tinue cependant a l’ordonner dans un butcontraire. Mais teile eft la force du prejugedans ce cas & dans tar.t d’autres, on eftdans l’idee que tel remede doit produiretel effet; il a beau ne le produire jamais ,la prevention fubfifte, l’on attribue fon inef-ficace k de_trop petites dofes, on les dou-ble, le mauvais effet augmente, & ne faitpoint finir l’aveuglement.
L’abus de l’huile difpofe auffi a la nouüre,& enfin il devient fourent la caufe pre-miere des maux de la peau , qui font ex-trememenc difficiles a guerir.
Il paroit par-la qu’on ne doit l’employerque trcs-rarement, & qu’on l’ordonne tou-jours trks-mal a propos dans les coliques *qui viennent d’un principe d’aigreur dans1’eftomaC, ou dans les inteftins.
§. 38z. Les enfants font ordinairement