POTJR LES Femmes. 45les n’auront pas la force d’accoucher, &c’eft la raifon dont on s’autorife pour leurdonner des cordiaux. Mais cettc raifon eftchimerique ; l’on ne perd pas fl prompte-ment les forces; les douleurs legeres abat-tent, mais a mefure qu’elles augmentent ,les forces fe relevent, eiles ne manquent ja-mais quand il n’y a point d’accident etran-ger ; & l’on doit etre perfuade, que dan»une femme faine & bien portante, ce n’eftjamais la foiblefle qui empeche l’accouche-nient.
Suites des Couches.
§. 369. Les fuites de couche les plus fre-quentes dans les campagnes font i°. les per-tes de fang excelfives. 2°. L’inflammationde matrice. 3 0 . La fuppreflion fubite deslochus, c’eft le nom qu’on donne a la pertequi fuit ordinairement la couche. 4 0 . Lesravages du lait.
Les pertes trop abondantes doivent etretraitees par les moyens indiques §. 3 6<j ; &fl la perte eft exceflive, l’on applique fürle ventre, les reins, les cuifles, des lin—ges trempes dans un nielange de parties ega-les d’eau & de vinaigre, qu’on change desqu’ils commencent a etre fees , & qu’onquitte des que la perte commence a di-xninuer.
370. L’inflammation de matrice fe ma-nifefte par une tenfion & des douleurs danstout le bas-ventre, qui augmentent desqu’on le touche, une elpece de tache rou-