PO U K L E S FEMMES. 43en enflammant & ]a matrice qui ne peutplus fe contrader, & les parties qui fer-vent de paflage , qui par-lk meme fe gon-flent, retrecifl'ent les voies , & ne peuventplus pretcr. D’autresfois, ces poifons chaudsproduifent une Wmorrhagie qui tue en peud’heures.
§. 367. L’on fauveroit un grand nom-bre de meres & d’enfants, par une methodediredement contrairc. Des qu’une femmebien portante avant fes couches, robufte,bien iaite, fe trouveroit en travail, & quele travail paroitroit douloureux & difficile,bien-loin de l’encourager a des efForts pre-eoces, qui perdent tout, & de les aiderpar les remedes deflrudifs dont je viensde parier, il faut lui ordonner une faigndedu bras, qui previendra l’cngorgement &l’inflammation , calmera les douleurs , re-lächera les parties, & difpofera toüt favo-rablement. '*
L’on ne doit donner d’autre nourriturependant le temps du travail qu’un peu depanade toutes les trois heu res , & de l’eaupanee autant que la malade en veut.
On donne, de quatre en quatre beures,un lavement avec une decoäion de mauve& un peu d’huile ; dans l’intervalle on faitmettre für une etuve, c’eft-k-dire für unbaffin, ou für une chaife percee, dans lef-quels il y a de l’eau chaude ; Ton frottele paflage avec un peu de beurre, ßi'l’ontient für le ventre des fomentations d’eaachaude qui font les plus efiicaces.