20 Dyssenterie.
L’ypecacuanha eft' le principal remede dela dyflenterie maligne, & il eft de la plusgrande importance de le donner des les com-mencements, avant que toutes les humeursinteftinales foient infeftees; on en fecondel’effet par un the de camomille, qui eft peut-etre plus indique dans cette maladie quedans aucune autre. Sept ou huit heures aprescette premiere evacuation par le vomifle-ment, il faut en procurer une feconde parles feiles avec de la rhubarbe; quand cettefeconde evacuation eft finie, onrecommencel’ufage de l’ypecacuanha, mais ä tres-petitedofe ; deux , trois ou quatre grains, toutau plus, de deux en deux heures avec unetafle d’un bouillon de poulet, ou de veauavec un peu de poule, & quelques racinesde chicoree amere, ou fi l’on n’en a pas,de fcorfenoires, de falfifis, de carottcsjau-nes , de celeri; ces bouillcfns doivent etrela feule nourriture; fi l’on croit avoir be-foin de foutenir plus cfficacement les forcesdu malade, on peut y faire cuire un peu decroüte de pain, & donner, de deux bouil-lons Tun, une cuilleree de vieux vin blancqui ne foit pas trop fpiritueux; les vins duRhin, ceux de Grave, ceux de la Cote, fontles plus convenables; ils agiflent commecordiaux & comme antiputrides & font au-tant de bien dans cette cfpece que de maldans les autres.
Les inteftins font fl afföiblis par les im-preflions du venin, qu’ils ne peuvent ni fou-icnir la meme quantite de boiflon , ni des