170 Rougeole.
comme les vomifiëments dont j’ai parlé tout Il’heure, ou une diarrhée bilieule, ou les urines ,ou des lueurs abondantes ; car quand il furvientquelqu’une de ces évacuations, la fievre difparoît,le maladereprend des forces, & fe guérit entière-ment. Quelquefois auffi , fans aucune de ces éva-cuations , la tranfpiration infaillible dilfipc lesrelies du venin , &: le malade fe porte très-bien.Mais d’autres lois ce venin , s’il ne s’évacue pasentièrement, fc jette fur le poumon, & y pro*doit une légère inflammation ; l’opprclfion , latoux, l'angoiilè, lafievre reviennent, <3cle maladeelb dans un grand danger. Souvent l’orage ellmoins violent, mais il ell long, & il relte destoux trcs-opiniâtres qui ont plulieurs caractèresde coqueluches. En 1758, il y eut ici une épidé-mie de rougeoles extrêmement norobreufes ;prcfque tous ceux qui l’eurent, & qui ne furentpas extrêmement bien foignés ,-prirent cette touxqui étoit très-forte & très-rebelle.
<$. 224. Quoique ce foit l'a la marche de la ma-ladie abandonnée à elle-même ou mal foignée , &fur-tout traitéeparun régime chaud, quand on afoin de modérer la fievre dans les commence-ments, de délayer & d’entretenir les évacuations,ces mauvaifes fuites font extrêmement rares.
22.5. La façon de traiter cette maladie ellla même que pour la petite-vérole.
1. Si la fie re ell forte, le pouls dur , l’oppref-fion violente, tous les fymptomes graves, on faitline ou deux faignées.
2. L’on donne des lavements & des bains dejambes ; la violence du mal en règle la quan-tité.
3. L’on ordonne les tifanes N° 2 ou 4 , ouun thé de fureau ou de tilleul, auquel on mêleune cinquième partie de hit.
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