148 Rage.
§. aoi. Il n’eft plus néceffaire aujourd’hui demontrer l’horreur , la barbarie & le crime decette méthode qui étouffbit, il n’y a pas fi long-temps, les malades entre des couverture'S ou.desmatelas ; elle elî prohibée dans plufieurs pays, &fans doute elle ferait punie ; au moins elle devraitl’étre dans ceux même où elle ne l'eft pas encore.
Une autre barbarie dont il faut cfpérer aulfiqu’on ne verra plus d’exemple , c’eft l’abandonde ces miférables, fans aucun fecours ; abandonodieux , lors même qu’on n’avoit pas d’efpérancede les fruver, & qui feroit criminel aujourd’huiqu’on peut leur donner des fccours efficaces. Je leréitéré , les malades n’ont très-fouvent aucuneenvie de mordre ; lors même qu’ils y font por-tés , ils craignent de le faire , & avertiffent qu’ons’éloigne d’eux ; ainfi il n’y a aucun danger àcourir, ou lorfqu'il y en a , il eft très-aifé de leprévenir par quelques précautions.
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CHAPITRE XIII.
Delà Petite-Vérole.
$.2.02. T A petite-vérole eft la plus géne'rafeJLj de toutes les maladies , puiiquc decent perfonnes il n’y en a que quatre ou cinqqui en foient exemptes ; il eft vrai que fi elleattaque tout le monde, elle n’attaque qu’une fois*& que quand on l'a eue on eft à l’abri pour tou-jours. ( i ) C’eft en même-temps une des plus.
( i ) On a rbfeivé quftqucfbis, ( & l’oBfervation eft tellequ’on ne peut en douter ) que la petite-vérole la mieuxcarattérifée a attaqué deux fois la même perfonne 3 mais€c$. cas font fi rares qu’on peut dite en général, quand; onFa eue , qu’on ne l’aura plus*.