CHAPITRE III,
Ce qu'il faut faire dans les commencements desmaladies. Diete des maladies aigues.
31. T ’Ai fait voir les dangers du régime &J des principaux remedes qu’on emploiegénéralement parmi le peuple. Je dois indiqueractuellement ce qu’on peut faire fans aucun rif-que, dans les commencements des maladies ar-guës quelconques , & le régime général quiconvient à toutes. Ceux qui auront envie de ti-rer quelque fruit de ce traité, doivent faire at-tention â ce chapitre ; parce que dans le reftede l’ouvrage, pour éviter les répétitions, je neparlerai du régime que quand la maladie enexigera un dilfërent de celui que je détail-lerai actuellement ; & quand je dirai qu'il jautmeure un malade au régime , cela fignifiera qu’ilfaut le traiter de la façon prelcrite dans ce cha-pitre ; & l’on fera tout ce que je vais indiquerrelativement à l’air, aux aliments, à la boiffon ,aux lavements, excepté quand je preferirai ex-preflëment autre chofe comme d'autres tifanes.ou d’autres lavements. •
Ç. 32. La plupart des maladies , ( j’entendstoujours aiguës ou fiévfeufes ) s’annoncent fou-vent , quelques femaines , ordinairement quel-ques jours à l’avance , par quelques dérange-ments dans la fanté, comme un léger engourdilfe-ment^unpen moins d’agilité, moins d’appétit ,un peu de pefanteur d’eftomac , plus de facilitéà fe fatiguer , quelques embarras de tête, unfogmieil pluspefant, mais moins tranquille Scqui ne répare pas les forces somme auparavant h