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tort de l’ordonner à des enfants foibles, languif-fsnts , noués, pâles, fujets aux vomilfements,à la diarrhée , aux aigreurs, à toutes les mala-dies qui prouvent qu’ils ont les vailléaux foibles& les humeurs aigres ; ainfi il faut bien fe gar-der de le regarder comme un fecours univerfel& immanquable. On peut en faire prendre tousles matins quelques verres ou en donner pendanttout le jour, au lieu d’autre boifibn, ou le donneren foupe avec du pain, à déjeûner, à fouper, &même plus fouvent.
Si le payfan vouloit fuivre ces directions , quifont très-aifées & très à fa portée, toutes les foisque la petitc-ve'role régné , je fuis perfuadé qu’onen diminuerait les ravages. Quelques-uns en pro-fiteront ; il y en a qui font extrêmement fenfés, &remplis d’un véritable amour paternel; il y en ad’autres qui font trop brutes pour en frntir l'uti-lité , & trop féroces pour donner quelques foinsà leurs familles.
CHAPITRE X I V.j
De la Rougeole.
Ç. 2.11. T A rougeole, à laquelle les hommesI i font auffi généralement affujettis qu ala petite-vérole , eft une maladie à peu près dela même efpece , mais moins meurtrière, quoi-que dans quelques pays elle faffe d’affez grandsravag-s. Dans celui ci l’on meurt plus rarementde la maladie que de fes fuites.
Quelquefois il y a en même-temps épidémie depetitc-verole Si de rougeole dans le même en-droit ; plus fouvent cependant j’ai vu qu’elles ré-«noier.t dans des années différentes. Il arrive auffi