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Tome Premiere (1766)
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164
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164 Petiu-Vcroü.

Ce cas eft fâcheux, & les différentes circonftan-ces qui laccompagnent, peuvent exiger quelquesfécours, dans le détail defquels je ne puis pas en-trer ici. Quelquefois une faignée fait reparoîtreléruption fur le champ. ( I )

2.19. Le feul moyen sûr déloigner tout ledanger de cette maladie, cefl de linoculer ; maisce moyen falutaire, quon doit regarder commeune grâce particulière de la Providence, ne peutêtre a lufage du peuple que dans les pays lona fondé des hôpitaux pour linoculation. ( 1 )Dans ceux il ny en a point encore , la feulerellource qucn ait pour les enfants quon ne faitpas inoculer chez eux , ceft de les difpofer àavoir cette' maladie heureufement par une pré*paration aifée.

la maladie. Il a même para â plufîeurs Médecins qsçla fuppuration des plaies des inoculés formait le princi*pal avantage de linoculation.

fi) ta faignée nopéreroit cet effet que dans les casla grandeur de linflammation & la pléthore sannonceraientpar la dureté du pouls, la couleur du vifage, la chaleurbrûlante , laltération , lâge, le tempérament, S:c, du ma-lade.

(a) tes obfervations faites dans les hôpitaux dinocula-ton à Londres, prouvent quil meurt beaucoup moins di*Eoculés que des aut es malades de la petite-vérole. Sousce point de vue , linoculation paraît avantageufe auxhommes ; cependant comme on a tout lieu de craindrequelle ne nuife à la fociété en multipliant les fources decontagion 6c les épidémies, en les renouvellant dans des temps lair cft peu propre à favorifer les efforts de lanature, en communiquant la petite-vérole à desperfonnesqui ne lauroient eue de leur vie, ou qui nen auraientété attaquées que beaucoup plus tard , en perpétuant unmal qui pourrait avoir fa nn, comme il a eu, depuisquelques fîecles feulement, fon origine , &c. Nous croyonsquon doit à cet égard fufpendie fon jugement jnfquàce que le Parlement ait fait connoître la vérité , pat la fa-££llh de lAitèt quil doit rendre à ce fujct.