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Ce cas eft fâcheux, & les différentes circonftan-ces qui l’accompagnent, peuvent exiger quelquesfécours, dans le détail defquels je ne puis pas en-trer ici. Quelquefois une faignée fait reparoîtrel’éruption fur le champ. ( I )
2.19. Le feul moyen sûr d’éloigner tout ledanger de cette maladie, c’efl de l’inoculer ; maisce moyen falutaire, qu’on doit regarder commeune grâce particulière de la Providence, ne peutêtre a l’ufage du peuple que dans les pays où l’ona fondé des hôpitaux pour l’inoculation. ( 1 )Dans ceux où il n’y en a point encore , la feulerellource qu’cn ait pour les enfants qu’on ne faitpas inoculer chez eux , c’eft de les difpofer àavoir cette' maladie heureufement par une pré*paration aifée.
la maladie. Il a même para â plufîeurs Médecins qsçla fuppuration des plaies des inoculés formait le princi*pal avantage de l’inoculation.
fi) ta faignée n’opéreroit cet effet que dans les cas oùla grandeur de l’inflammation & la pléthore s’annonceraientpar la dureté du pouls, la couleur du vifage, la chaleurbrûlante , l’altération , l’âge, le tempérament, S:c, du ma-lade.
(a) tes obfervations faites dans les hôpitaux d’inocula-•ton à Londres, prouvent qu’il meurt beaucoup moins d’i*Eoculés que des aut es malades de la petite-vérole. Sousce point de vue , l’inoculation paraît avantageufe auxhommes ; cependant comme on a tout lieu de craindrequ’elle ne nuife à la fociété en multipliant les fources decontagion 6c les épidémies, en les renouvellant dans des• temps où l’air cft peu propre à favorifer les efforts de lanature, en communiquant la petite-vérole à desperfonnesqui ne l’auroient eue de leur vie, ou qui n’en auraientété attaquées que beaucoup plus tard , en perpétuant unmal qui pourrait avoir fa nn, comme il a eu, depuisquelques fîecles feulement, fon origine , &c. Nous croyonsqu’on doit à cet égard fufpendie fon jugement jnfqu’àce que le Parlement ait fait connoître la vérité , pat la fa-££llh de l’Aitèt qu’il doit rendre à ce fujct.