Pcâti-Virait. i6j
f). aïo. Cette préparation confifîe en général »à corriger les vices de la faute du fujet, s’il ena , & à le rendre bien portant fans être exeeffi-vement vigoureux, parce que chez les fujets très-vigoureux , la maladie eil quelquefois trop vio-lente.
L’on fent que les dérangements de la fantéétant très-différents, les préparations ne peuventpas être les mêmes , & qu’un enfant fujet à unemaladie habituelle, ne peut pas être préparé com-me celui qui eft fujet a une maladie toute dif-férente , & les détails néceffaires fur cet importantobjet , feroient déplacés ici , foit par leur lon-gueur, foit parce qu’il n’eft pas poffible de don-ner à des perfonnes qui ne font pas Médecins ,des connoiflances fumlantes pour fe décider furle choix des fecours dans plufieurs cas ; mais j’enindiquerai quelques-uns qui conviendront affez
f énéralement aux enfants bien portants & ro-uîtes.
Le premier , c’eft une diminution dans laquantité des aliments. Les enfants mangent gé-néralement un peu trop ; il faudroit les réduireà leur julte meliire , fi l’on pouvoit l’affignerexactement; mais l’on peut prefque pour tou*réduire le fouper à très-peu de chofe.
Le fécond fecours confilte dans le choix des ali-ments ; il eft moins à la portée du peuple , quieft borné à un petit nombre, qu’à celle du rich&qui a beaucoup de retranchement à faire, maisaufïi il lui eft moins néceffaire. Ses aliments plusfimples & prefque tous tirés des végétaux & deslaitages, font ceux qui conviennent le mieux ;il n’eit prefque queftion pour lui que de les choi-fir bien conditionnés ; du pain bien cuit, des lé-gumes préparés fans lard & fans grailles rances,des fruits bien mûrs, point de gâteaux ou fartes,peu dg fromage ; voila à-peu-près à quoi l’on.