Petite-Vérole. ï6 3
j’ni prouvé tout le danger dans cette même let-tre à M. Haller , dont j’ai déjà parlé. Àinfi ,p ir-tout où l’on n’a point de Médecin , on doitéviter avec le plus grand foin , la thériaque , lelaudanum , leliropde pavot blanc, celui même depavot rouge, celui de karabé , les pilules de fty-rax, ou de cynogloffe ; en un mot tout ce quipeut faire dormir. On doit fur-tout les bannirabfolumcnt dans le temps de la fécondé fievre ,pendant laquelle le fommeil, même naturel, eft.dangereux. Un cas dans lequel il eft quelquefoispermis de les employer , c’eft pour les enfantsfoiblcs ou fujets aux convulfions , cher, lefquelsl’éruption fe fait avec peine ; mais je le répété ,il faut être circonfpecl dans l’ufage dé ces reme-des , qui font mortels quand les vaiüeaux fontpleins , quand il y a de l'inflammation , de lafievre , quand la peau eft tendue, quand le ma-lade a des rêveries ou de l'opprelTion , & quandil convient que le ventre foi: libre, que les uri-nés coulent abondamment, & qu’on falive beau-coup.
(). ai 8 . Si l’éruption commencée rentroit tout-à-coup , il faudrait bien fe garder de donner desremedes fudorifiques , chauds , fpiritueux , vola-tils ; ( i ) mais il faut donner beaucoup du retne-de N” 11 , qu’on boira chaudement , & appli-quer des véficatoires aux gras des jambes. ( 1 )
( 1 ) Si le pouls languit dans ce moment, & ft le maladeaffoibli éprouvé des fiidon", avec une diminution confitie-rairc dans fa chaleur , ou fent que les cordiaux , les fu—dorifiques &: les remedes échanfîants conviennent ; l’expé-rience confirme cette vérité , & M. Tiffot confcillc unelîfane fudorifique échauffante.
(z) On héfisera d’aiîtcm moins d’appliquer des véfica-toiles, que tour concourt à prouver que les petïtcs-véro-!cs feroïent en- général beaucoup plus bénignes & bienmoins meurtrières, lî on les applrquoi: des le principe de