Druckschrift 
Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
162
Einzelbild herunterladen
 

TÔï Petîte-Vêrüle.

En les ouvrant , premièrement , on prévient leféjour du pus ; & par- on empêche quil neronge , & ne laille des cicatrices , des creux pro-fonds ou dautres défigurations de cette efpocs.En fécond lieu , en donnant ainfi ifïue au venin,on empêche quil ne repafî'e dans le fang , Sipar- on enleve une des grandes caufes du dan-ger. Troifiémement on détend la peau , lenfluredu vifage , celle du col , diminuent à mefurequon ouvre, & lon facilite ainfi le retour dulàng du cerveau ; ce qui eil un très-grand avan-tage. Il faut ouvrir fuccellivement par-tout àmefure que les boutons font mûrs. Le momentde le faire , ceft quand ils font tout-à-fait blancs ,quils commencent à jaunir tant foit peu , & quele cercle rouge qui les entoure a entièrement pâli'.On les ouvre avec des cifeaux très-pointus ; cequi neft abfolument point douloureux pour lemalade, & quand on en a coupé une certainequantité , on applique plufieurs fois une éponge* rempée dans de l'eau tiede, pour enlever ce pus,*lui (e forme aifément en croûtes. Mais comme*. e s boutons vuidés fe remplilïènt afTez vite , ilut réitérer louverture au bout de quelques heu-* e s , & y revenir quelquefois cinq ou fix fois defuite. Ces foins paroîtront minutieux , Sc nadeviendront fans doute jamais une pratique gé-nérale ; mais je répété quils font beaucoup plusimportants quon ne limagine , Sc que dans unefievre de fuppuration fort grave , une ouverturegénérale, exacte Si réitérée des boutons mûrs ,eft le remede le plus efficace , parce quelle ôteles deux caufes du danger, qui font le pus & latenfion de la peau.

$. 117. Je nai point parlé dans le traitementdes remedes anodins ou propres à faire dormir ,quon emploie généralement, mais que je nem-ploie prefque jamais dans çette efpece 3 & dont