Petit:- Ver cite. _ î 6 t
dormir ; la falivation qui eft continuelle l’enempêche, & il eft très-important de l’entretenir ;
' on la facilite en injeefanr fouvent dans la gorgede l’eau miellée. 11 eft aulli très- utile d’en irqeéferdans les narines , & de les nettoyer fouvent descroûtes qui s’y amaffent. Ces attentions dimi-nuent non-feulement le mal-aile du malade , maiselles contribuent même très-efficacement à laguérifon.
4° Si le vifage & le col font fort enflés, onmet des cataplaftnes émollients à la plante despieds ; & fi cela ne fuffit pas , l’on y appliquedes finapifmes ; ce font des emplâtres faites aveedu levain , de la moutarde & du vinaigre. Ifcy occafionnent quelquefois des douleurs excelli-ves &C brûlantes ; mais à mefure que ces douleursaugmentent,.la tête ôi le col fe dégageront d’unefaçon marquée.
§.2.15. Les paupières s’enflent quand la mala-die eft grave , au point de couvrir les yeux , quireftent fermés pendant plulieurs jours. Il ne fautrien faire que de les arrofer fouvent avec unpeu de lait & d’eau tiede. Ces précautions qu’onprend de les frotter avec du fafran , un ducat ,de l’eau rofe , font auffi inutiles que puériles. Cequi contribue le plus à prévenir la rougeur desyeux après la maladie , & en général toutes lesautres fuites, c’eft de fe contenter pendant long-temps de très-peu d’aliments , & fur-tout de neprendre ni viande ni vin. Dans les petites-vérolesmauvaifes, & chez les petits enfants, les yeux feferment dès le commencement de l’éruption.
§. 216. Un fecours extrêmement efficace, &qui n’avoit été employé , pendant long-temps ,que comme un moyen de conferver le vifage ,mais qui a les plus grandes influences fur la con-i.rvation de la vie, c’eft d’ouvrir les boutonsnon-feulement au vifage } mais par-tout le corps.