I >1 Petit:- Ver oh.
abcès ne ta donneroient-ils pas ? Cette fievre efile période le plus dangereux delà maladie, quitombe entre le neuvième & le treizième jour^car plufieurs circonftances varient de deux ou troisjours le temps de la maturité. Le malade , à cetteépoque , a de la chaleur, de la foit , des dou-leurs , de la peine à trouver une attitude favo-rable. Si le mal eft confidérable , il ne dort point ;il a des rêveries, de l’opprellxon , de l’afioupitle-rccnt; & quand il meurt , il meurt fuffoqué ouléthargique, fouvent tous les deux à la fois.
Le pouls dans cette fievre de fuppuration eftquelquefois d’une vîteffe étonnante, & l’enfluredes poignets fait qu’il paroît dans quelques fujetstrès-petit. Le temps du plus grand danger, c’eftquand le vifage, la tête, le col font extrêmementenflés. Dès que ces parties commencent à défen-fler , que les croûte s du vifage commencent à fé-eher, 8c que la peau le flétrit , le pouls devientun peu moins fréquent, & le danger diminue.Quand il n’y a que très-peu de boutons, cettefécondé fievre eft fi légère qu’il faut être atten-tif pour l’appercevoir, & elle n’eft pas dangereufe.
§. iqj. Outre tous ces fymptomes, il y en aquelques autres qui demandent aufii beaucoupd’attention. L’un c’eft: le mal de gorge , dontplufieurs malades font atteints dès que la fievreeft un peu forte. Il dure deux ou trois jours ,gêne quand on veut avaler, & même quand lamaladie eft extrêmement grave , il en empêcheabfolument. On Lattribue ordinairement aux bou-tons qui pouflent dans la gorge ; mais c’eft uneerreur, & ces boutons font prefque toujours unechimère. Il naît , le plus fouvent, avant le tempsde l’éruption ; fi le mal eft léger , il finit quandelle eftfaite ; & quand il reparort dans le courantde la maladie, il eft toujours proportionné au de-gré de la fievre ; ainfi il ne dépend point des