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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
152
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I >1 Petit:- Ver oh.

abcès ne ta donneroient-ils pas ? Cette fievre efile période le plus dangereux delà maladie, quitombe entre le neuvième & le treizième jour^car plufieurs circonftances varient de deux ou troisjours le temps de la maturité. Le malade , à cetteépoque , a de la chaleur, de la foit , des dou-leurs , de la peine à trouver une attitude favo-rable. Si le mal eft confidérable , il ne dort point ;il a des rêveries, de lopprellxon , de lafioupitle-rccnt; & quand il meurt , il meurt fuffoqué ouléthargique, fouvent tous les deux à la fois.

Le pouls dans cette fievre de fuppuration eftquelquefois dune vîteffe étonnante, & lenfluredes poignets fait quil paroît dans quelques fujetstrès-petit. Le temps du plus grand danger, ceftquand le vifage, la tête, le col font extrêmementenflés. Dès que ces parties commencent à défen-fler , que les croûte s du vifage commencent à-eher, 8c que la peau le flétrit , le pouls devientun peu moins fréquent, & le danger diminue.Quand il ny a que très-peu de boutons, cettefécondé fievre eft fi légère quil faut être atten-tif pour lappercevoir, & elle neft pas dangereufe.

§. iqj. Outre tous ces fymptomes, il y en aquelques autres qui demandent aufii beaucoupdattention. Lun ceft: le mal de gorge , dontplufieurs malades font atteints dès que la fievreeft un peu forte. Il dure deux ou trois jours ,gêne quand on veut avaler, & même quand lamaladie eft extrêmement grave , il en empêcheabfolument. On Lattribue ordinairement aux bou-tons qui pouflent dans la gorge ; mais ceft uneerreur, & ces boutons font prefque toujours unechimère. Il naît , le plus fouvent, avant le tempsde léruption ; fi le mal eft léger , il finit quandelle eftfaite ; & quand il reparort dans le courantde la maladie, il eft toujours proportionné au de-gré de la fievre ; ainfi il ne dépend point des