Pitttt-VèroU. T 5 T
Les boutons naiffànrs font une très-petite tacherouge, affez rdïenibl.intc à la morfure d’une pu-ce, mais marquée au milieu d’un petit point blanc,élevé , qui grollitpeu à peu , & la rougeur s’é-tend autour. Ils deviennent plus blancs à mciurequ’ils grolliliènt , & ordinairement le fixiemejour après leur l'ortie, ils font à leur plus hautpoint de grandeur, & remplis de pus. il y en aqui font aulli gros qu’un pois & meme plus ; maisce n’ell pas le plus grand nombre. Dès ce mo-ment ils commencent à jaunir , fechent & tom-bent en écailles brunes dix ou onze jours aprèsleur fortie. Comme ils font venus en différentstemps , ils meurifîent, fechent & tombent iné-galement. Le vifèrge eft quelquefois net pendantqu’il y a encore des boutons qui ne font pasmûrs aux jambes ; ceux de la plante des piedsdurent très-long-temps.
§. 105. La peau eft néccflairement tendue parles boutons, & dès qu’il y en a une certaine quan-tité , tous les intervalles iont rouges , luifànts,& la peau tres-enflée. Le vifa"e eft la premièrepartie qui enfle, parce que c’en celle où les bou-tons font parvenus le plutôt à leur grofièur ; &l'enflure eft quelquefois fi confidérable qu’il eftinonftrueux , auffi-bien que le col , & que les ,yeux font abfolument fermés. Le vi àge défen-de à mefure que le deffechemem fe fait, & alorsles mains enflent prodigieufement , enfuite lesjambes, parce que le gonflement eft la fuite du plushaut degré de la grpllèur des boutons , &c que cedegré a lieu fuceeiiivemcnt dans ces differentesparties.
5. 0.06. Quand on a beaucoup de boutons, laficvre fe relevedans le temps de la l'uppuration,r& celain’qft point étonnant : un feul furoncle■ ( clou en terme du pays) donne la fievre ; com-ptent des centaines on des.milliers de ces petits