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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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151
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Pitttt-VèroU. T 5 T

Les boutons naiffànrs font une très-petite tacherouge, affez rdïenibl.intc à la morfure dune pu-ce, mais marquée au milieu dun petit point blanc,élevé , qui grollitpeu à peu , & la rougeur sé-tend autour. Ils deviennent plus blancs à mciurequils grolliliènt , & ordinairement le fixiemejour après leur l'ortie, ils font à leur plus hautpoint de grandeur, & remplis de pus. il y en aqui font aulli gros quun pois & meme plus ; maisce nell pas le plus grand nombre. Dès ce mo-ment ils commencent à jaunir , fechent & tom-bent en écailles brunes dix ou onze jours aprèsleur fortie. Comme ils font venus en différentstemps , ils meurifîent, fechent & tombent iné-galement. Le vifèrge eft quelquefois net pendantquil y a encore des boutons qui ne font pasmûrs aux jambes ; ceux de la plante des piedsdurent très-long-temps.

§. 105. La peau eft néccflairement tendue parles boutons, & dès quil y en a une certaine quan-tité , tous les intervalles iont rouges , luifànts,& la peau tres-enflée. Le vifa"e eft la premièrepartie qui enfle, parce que cen celle les bou-tons font parvenus le plutôt à leur grofièur ; &l'enflure eft quelquefois fi confidérable quil eftinonftrueux , auffi-bien que le col , & que les ,yeux font abfolument fermés. Le vi àge défen-de à mefure que le deffechemem fe fait, & alorsles mains enflent prodigieufement , enfuite lesjambes, parce que le gonflement eft la fuite du plushaut degré de la grpllèur des boutons , &c que cedegré a lieu fuceeiiivemcnt dans ces differentesparties.

5. 0.06. Quand on a beaucoup de boutons, laficvre fe relevedans le temps de la l'uppuration,r& celainqft point étonnant : un feul furoncle ( clou en terme du pays) donne la fievre ; com-ptent des centaines on des.milliers de ces petits