Peùte-Virole. ^
boutons, mais de l'inflammation ; 5 c s’il efl C sduree , il efl prcfque toujours fuivi du fécondfymptomc, qui efl la falivation , c’eft-à-dire,le crachement d’une grande quantité de falive.Elle a rarement lieu quand la maladie efl très-légere , ou le malade très-jeune ; elle manquerarement quand la maladie efl confidérable , &Cque le malade a plus de fept ou huit ans ; elleefl prodigieufe quand la petite-vérole efl très-abondante & le malade adulte. Dans ce derniercas elle efl continuelle , elle ne laiflè aucun reposau malade, & fouvent elle l’incommode plusqu’aucun des autres fymptomes de la maladie,d’autant plus qu’au bout de quelques jours leslevres, l’intérieur des joues , la langue , le palaisl'ont entièrement écorchés. Quelqu’incommodeque foit cette évacuation , elle efl très-falutaire.Les petits enfants y étant moins fujets, quelques-uns en échange ont la diarrhée ; mais j’ai vu quecette derniere évacuation efl beaucoup plus rarechez eux que la falivation chez les adultes.
§. aoB. Les enfants , jufqu’à l’âge de cinq oufix ans , font fujets aux convullions avant lafortie des boutons ; elles ne font point dangje-reufes , à moins qu’elles ne foient accompagnéesd’autres fymptomes violents & fâcheux.Celles quifurviennent, ou quand l’éruption déjà faite ren-tre tout à coup , ou dans le temps de la fievre deiuppuration, font beaucoup plus à craindre.
Il furvient fouvent des faignements de nez ,les premiers jours de la maladie , qui font extrê-mement utiles, &' qui diminuent ordinairementle mal de tête. Les très-petits enfants y font moinsfujets ; ils en ont cependant que'quefois , & j’aivu des afibupiflements confiderables finir d’abordaprès le faignement.
$. 209. L’on diftingue ordinairement la petite-vérole en deux efjaeçes, la confluente & la dif-