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Tome Premiere (1766)
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149
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Petue-Véroic. , 149

jnetirtrieres ; & fi elle ell fouvcnt très-douce , elleell dautres fois prefque autli ravageante que lapelle. (1) 11 ell démontré quen combinant lesravages des épidémies mauvaifes & des bénignes,cette maladie tue la feptieme partie de ceuxquelle attaque. (2)

($. 203. On a ordinairement la petite-véroledans lenfance ; il elt rare quelle nattaque quuneperfonne dans un endroit ; le plus fouvent elleelt épidémique , & faifit une grande partie deceux qui ne lont pas eue. Elle celle ordinaire-ment au bout de quelques femaines ou de quel-ques mois, & ne reparoît dans le même endroitquau bout de quatre, cinq ou iixans.

($. 204. Le mal sannonce fouvent trois ou qua-tre jours avant que la fièvre paroilfe, par un lé-ger abattement , moins de vivacité , moins degaieté, une grande facilité à fuer, moins dap-pétit , le vifage un peu changé, les yeux battus.Cependant chez les enfants dun tempéramentlent & phlegmatique , jai vu quune légère agi-tation dans le fang , avant que le frilîcn eûtparu , leur donnoit une vivacité, une gaieté tkun coloris quils navoient jamais eu.

Il furvient enfuite des alternatives de froid& de chaud , & enfin un friflon bien marquéqui dure une, deux , trois, quatre heures, 6 cqui elt fuivi dune chaleur très-forte , accom-pagnée de maux de tête , de maux de reins, &de vomilfements, ou au moins denvies de vomir.

(1) Tout prouve une très-grande rcfTemblancc entre lapetite-vérole & la pefte.

( 1 ) Les calculs quon a faits dans les pays héréditaires dePlmpératrice-Reine de Hongrie , prouvent fûreinent qu*-neftpas vrai, dans ees Etats, que de fept malades de lapetite-vérole, il en meurt un. Les obfeivations multipliée?dans les Hôpitaux de Lyon , établifîent une proporvioakiç£ inférieure à ceil* de TiiTot»

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