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Tome Premiere (1766)
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147
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§. 199- On guérit les chiens en les frottant«vecdesdofes depommade, triples de celles quonemploi; pour les hommes, & en leur donnant lebol N° 33 ; mais il faut employer ces remedes dèsquils font mordus. Quand la rage elt déclarée, ily auroit trop de danger à les aJminiftrcr , K ilf'autincelîàmmentles tuer. Lon peut tenter cepen-dant fi, en leur jettant le bol, ils lavaleront.

Dès quils font mordus il faut les tenir enfer- -niés , Sc ne les relâcher quau bout de trois ouquatre mois.

aoo. Lon a fur la morfure des chiens unpréjugé dangereux & faux ; ccit que , fi unchien qui a mordu quelquun fuis être enragé ,le devient un jour, la perforine mordue le devien-dra en même-temps. Une telle idée eft auffi ri-dicule que fi lon difoit, que quand deux per-fonnes ont couche dans le même Ut, fi lune prend,la gale ou la petite-vérole , ou quelquautre ma-ladie contagieufe, au bout de dix à douze ans,lautre en tera attaquée en même-temps.

De deux chofes lune, ouïe chien qui mord eftdans un commencement de rage ; dans ce cas élisfera maniftffeau boutdeqnelques jours,&londoicdire quon a été mordu par un chien enragé, ou iinen a abfolument aucun principe ; dans ce fé-cond cas, je demande à tout homme fenfé silpeut la donner ? Perfonne ne donne ce quil napas. Cette idée faufle & baroque fait faite uneaclion dangereufe à ceux qui en font imbus ; Usfe fervent du droit que malheureufement la loileur accorde , de faire tuer le chien , & par- il3reftent dans lincertitude fur fon état & fur leurfort; incertitude effrayante, & qui peut avoir desfuites fàcheufes , indépendantes de tout venin.

Le parti quon doit prendre,ceft défaire enfer-mer le chien fous fes yeux, afin de s'affiner sU eftenragé ou sil ne left pas.

Tome l.

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