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Tome Premiere (1766)
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tous les remedes leur étoient inutiles. Quand ouleur donnoit les remedes avant le mal, les unsenragcoient , les autres n'enrageoient pas ; il enétoit de même de ceux qui ne prenoient pointde remedci; ; ainfi les remedes ne fervoient àrien. Depuis cette époque on a eu le bonheurden découvrir un sûr, qui eft le mercure & quel-ques autres.

194. Il faut détruire le venin , & le mer-cure produit cet effet, il en eft le contrcooifon.Le venin occafionne une irritation générale desnerfs ; on la calme par des antifpafmodiques :ainfi le mercure & lcsantifpafm.odiques font toutce qril yak faire dans cette maladie. Lon aaéfuellement plufieurs exemples degens véritable-ment enragés, guéris par ces heureux fecours ;& ceux qui ont le malheur dêtre mordus, doi-vent être perfuadés quen prenant les précautionsnéceflaircs , ils font entièrement à labri de lamaladie. Ceux même chez qui elle seft déjàmanifeftée , doivent employer tes mêmes renie-des avec une entière confiance, fendée furiegrand nombre de guérifons opérées par leurs fe-cours. Il y a eu cependant des cas dans lefquels ilsont été inutiles ; mais quelle eft la maladie quinait pas fes cas incural les ?

$. 19L D'abord après la morfure , fi elle eftdans les chairs, & fi on peut le faire fans danger,il faut couper tout ce qui a été touché ; ancienne-ment on le brûloit avec un fer rouge, car les fea-rifications font allez inutiles , & cette méthodefc-roit peut-être la plus efficace ; mais elle deman-de une fermeté quon re trouve pas chez tous lesmalades. Lon doit laver long-temps la plaie avecde leau tiede légèrement falée ; enfuite on enfrotte les bords &r les environs, à deux pouces dediffarcc , avec un demi-quart donce de longuentLs° a 8 , & 011 la panfe deux fois par jour avec un