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tous les remedes leur étoient inutiles. Quand ouleur donnoit les remedes avant le mal, les unsenragcoient , les autres n'enrageoient pas ; il enétoit de même de ceux qui ne prenoient pointde remedci; ; ainfi les remedes ne fervoient àrien. Depuis cette époque on a eu le bonheurd’en découvrir un sûr, qui eft le mercure & quel-ques autres.
194. Il faut détruire le venin , & le mer-cure produit cet effet, il en eft le contrcooifon.Le venin occafionne une irritation générale desnerfs ; on la calme par des antifpafmodiques :ainfi le mercure & lcsantifpafm.odiques font toutce qr’il yak faire dans cette maladie. L’on aaéfuellement plufieurs exemples degens véritable-ment enragés, guéris par ces heureux fecours ;& ceux qui ont le malheur d’être mordus, doi-vent être perfuadés qu’en prenant les précautionsnéceflaircs , ils font entièrement à l’abri de lamaladie. Ceux même chez qui elle s’eft déjàmanifeftée , doivent employer tes mêmes renie-des avec une entière confiance, fendée furiegrand nombre de guérifons opérées par leurs fe-cours. Il y a eu cependant des cas dans lefquels ilsont été inutiles ; mais quelle eft la maladie quin’ait pas fes cas incural les ?
$. 19L D'abord après la morfure , fi elle eftdans les chairs, & fi on peut le faire fans danger,il faut couper tout ce qui a été touché ; ancienne-ment on le brûloit avec un fer rouge, car les fea-rifications font allez inutiles , & cette méthodefc-roit peut-être la plus efficace ; mais elle deman-de une fermeté qu’on re trouve pas chez tous lesmalades. L’on doit laver long-temps la plaie avecde l’eau tiede légèrement falée ; enfuite on enfrotte les bords &r les environs, à deux pouces dediffarcc , avec un demi-quart d’once de l’onguentLs° a 8 , & 011 la panfe deux fois par jour avec un