Rage. I43
trtiele venin s’allie. Voilà ce qui fait, 1. que filès plaies font laites au travers des habits, ellesfont moins dangereufes que celles qui ont at-teint immédiatement la peau. a. Que les ani-maux qui ont beaucoup de laine ou de poilsépais , font lbuvect préfervés de l’imprefiion duvenin, parce que dans ces deux cas , les habits,le pcil , la laine , ont efluyé les dents. 3. Lesplaies que fait un animal, d’abord après en avoirdéjà mordu beaucoup d’autres, font moins dan-gereufes que les premières , parce que fafalive cilépuifée. 4. S’il mord le vifage ou le col, le dan-ger eft plus grand , & le mal le développe pluspromptement, parce que lafaUve eft plutôt in-feftée. Dans des cas de cette efpece on a vu la ragefe déclarer le troifreme jour. 5 Plus la rage eftavancée, plus les morlures font dangereufes. L’oncomprend , par ce que je viens de dire , pourquoide pluficurs perfonnes qui ont été mordues par lamême perfonne, les unes tombent dans la rage& non pas les autres.
193. L’on vante une foule dercmedes pourla rage, & fur-tout dans ce pays , la racine d’é-glantier ou rolier fauvage , cueillie dans certainstemps , fous des afpecls de la lune favorables,& féchée avec plufieursprécautions. Ailleurs c’eftla poudre âePaulmier, celle de coquilles d’oeufcalcinées, celled’épatique terreftremélée avec untiers de poivre , remede long - temps vanté enAngleterre ; celle d’écailles d’huître , celle deverveine, le bain de mer , la clef de S. Hubert,&c. La mort d’une foule d’enragés qui les avoientprcfque tous pris, Si la certitude qu’ils n’ont ja-mais guéri qui que ce foit , quand la rage étoitmanifeftée , en ont démontré l’inutilité à toutel’Europe. Il eft certain qu’avant l’an 1730 , iln’étoit réchappé aucun malade de ceux chez quib maladie avoit commencé à fe déclarer, de que