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Tome Premiere (1766)
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134
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154 Rhurnattfmc.

l'exercice , & en fc conformant exactement au*

confeils donnés à larticle de la convalefcence.

On prévient cette maladie par les moyensque jai indiqués en parlant des pleuréiies Scdes el'quinancies.

178. Quelquefois le rhumatifme avec fiè-vre attaque des perfonnes qui ne font pas auflifànguir.es , ou dont le fang neft pas aufli difpoléà linflammation , dont les chairs font plus mol-les , & qui ont dans les humeurs plus décré- que dépaifliflemcnt. La faignée ell: moins-ceflàirepour eux , quoique la fievre foit très-for-te ; mais il faut plus de purgatifs, &c après quilsfont évacués, des vélicatoires qui foulagent fou-vent dès quils commencent à agir , mais quilne faut jamais employer quand la maladie eftaccompagnée dun pouls dur. La poudre N° 2.$réufut aufli très-bien dans ce cas.

<$. 179. Il y a une autre cfpece de rhumatifmequon appelle chronique. Il a quelques caractè-res qui le diflingucnt. I. Il eft ordinairementfans fièvre. 1. Il dure très-long-temps. 3. Il nat-taque pas ordinairement autant de parties à lafois que lautre. 4. Souvent lon napperçoit au-cun changement dans la partie malade , qui neftni plus chaude , ni plus rouge , ni plus enflée jquelquefois cependant l'un ou lautre de ccs ac-cidents a lieu. 5. Le premier rhumatifme atta-que des perfonnes fortes , robuftes , vigoureu-ses ; cette efpece attaque plutôt les perfonnesdun certain âge , ou le; perfonres languiflantes,

§. T80. La douleur du rhumatifme chroniqueabandonnée à elle même ou mal conduite , durequelquefois plufieurs mois , & même des années.Elle eft fur-tout extrêmement opiniâtre quandelle fe jettp à la tête , aux reins , Ç les payfansdans ce cas lappellent Muclst ) ou à la hanchete h long de la çujflê , çeft ce quon appelle