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Sciatique. Il n’y a point de parties que cette dou-leur n’attaque ; quelquefois elle fe fixe fur unetrès-petite^ partie , comme dans un coin de latête , à l’angle de la mâchoire , lur l’extrémitéd’un doigt , à un genou , fur une côte , fur unfoin , où elle occaiionne a fiez fréquemment desdouleurs , qui font craindre à la malade un can-cer. Elle fe jette aufli fur les parties intérieures.Sur le poumon, elle occafionne des toux très-opi-niâtres , qui enfin dégénèrent en maux de poitri-ne très-graves ; fur l’eftomac & les [boyaux , desdouleurs de coliques horribles ; fur la veille , desmaux fi femblabîes à ceux que produitla pierre ,que des gens qui ne manquoient ni de connoiflàn-ces ni d’expérience , y ont été trompés plus d’unefois.
§ 181. Le traitement eft un peu différent duprécédent. Cependant : i° Si la douleur eft très-violente , & que le malade foit robulïe, une fai-gnée dès le commencement fiait• un très boneffet. i °, On délaie les humeurs, Si l’on en dimi-nue l’àcreté , en faifant boire abondamment unetifane très-forte de racine de bardane N° 0.6. Onpurge après avoir employé pendant quatre oucinq jours les délayants, & pour cela on fe fertavec fuccès de la poudre N° ai. ( 1 ) C’eft danscette efpece qu’on a employé quelquefois utile-ment un remede quia acquis quelque réputation ,fur-tout dans les campagnes ; on le tire de Gene-ve, je ne fais pourquoi, fous le nom d’opiat poul-ie rhumatifme ; ce n’eft autre chofe que ï'éle&uairccaryocojlin , tel qu’on le trouve chez les Apothi-caires. Mais j’avertis qu’il a fait du mal quandon s’en eft fervi dans la première efpece, & mê-me dans celle-ci, quand on l’a employé pour des
( 1 ) Les décoftions fudorifi.qucs Sc purgatives réuCfletacttes-bien dans ce cas.
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