Rhumatifine. I3?
la partie malade ou dans le voifinage. J'ai vu unvigneron chez qui , après de vi,dents maux dereins , il fe forma un abcès au haut de la cuiftbqu’il négligea long temps ; quand je le vis ilétoit monltrueux. Je le fis ouvrir ; il en forcittout à la fois plus de trois pots de pus ; maisle malade épuilè mourut au bout de quelquetemps
Une autre crife du rhumatifine, c’efl une ef-pece de galle qui furvient dans le '-ohmage desparties foufirantes. Dès que l’éruption efl fuite,les douleurs fe diffipent ; mais les boutons du.entquelquefois plufieurs femaines.
176. Je n’ai jamais vu que les douleurs du-raient , avec quelque violence , plus de qua-torze jours , dans cette efpecc de rhumatifine ;mais il relie dans les parties de la foibldiè , del’engourdiflcment , de l'enflure; & il fuit plu-fieurs femaines , quelquefois des mois , lur-toutfi la maladie a attaqué en Automne , avant quele malade reprenne routes fes forces. J'en ai vuqui, après un rhumatifine très-douloureux , con-fervoient un fendaient de laflitude très-incom-mode, qui ne ceflà qu’après une éruption abon-dante fur toute la peau ae petites veflies p’einesd’eau , dont plufieurs s’ouvrirent, quelques-unesfe fécherent fans s’ouvrir. ( 1 )
177. L’on peut hâter le retour dus forcesdans les parties affoiblies , par des frictions qu’onfait foir & matin , avec un morceau de flanelleou de quelqu’autre étoffe de laine , en prenant de
(i) Toutes ces différentes éruptions fa'urai es prouvant«{'je les véfîcatoiies doivent être très utile*, il la maladie eftopiniâtre , & l’expérience le confi.inej mai on doit en épar-gne* , autant qu’i 1 eft poflîble , la douleur aux malades, 8 cn’en faire ufage que loifque la fievre & Fi Ha n ;aiio*. fontdi'Ijpées , ou lorfque les fymptomes devenus plus graves ,tous les icaiedcs , uisjjaçeüc U vie uu malade.